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Découvert par article ICI Azur https://www.ici.fr/emissions/les-authentiques/c-est-un-bonheur-absolu-claire-a-antibes-transmet-a-tous-ses-connaissances-et-astuces-pour-aider-le-monde-vegetal-7450080
Depuis l’enfance, Claire Aguilera a les mains dans la terre. De ses premiers jardins à son entreprise de conseil et de formation, elle a construit un parcours guidé par une conviction : mieux comprendre le vivant pour mieux le préserver
Aujourd’hui, elle transmet ses connaissances aux enfants, aux particuliers, aux entreprises comme aux professionnels du paysage.
"Passionnée, bienveillante, naturelle"
"J’ai plein de souvenirs de moi dans la nature et dans le jardin quand j’étais petite."
Chez Claire, le goût du vivant ne date pas d’hier. Enfant, elle possède même dans le jardin familial son propre espace "où c’était moi qui jardinais" , passe des heures à observer "les p’tites bêtes et les escargots" et grimpe aux arbres pour regarder les jardins alentour.
Au collège, lorsqu’on lui demande ce qu’elle veut faire de sa vie, sa réponse est déjà toute trouvée : "Je voulais être jardinier. Il n’y avait aucun doute là-dessus."
Pour suivre cette voie, elle doit pourtant batailler. Bonne élève, elle se voit déconseiller une orientation horticole, alors considérée comme une "voie de garage" (!) "J’ai dû taper du poing sur la table. Et mes parents aussi"
Des parents qui la soutiennent : "Si j’avais envie de faire ça, je le ferai, un point c’est tout."
Elle intègre alors le lycée horticole d’Hyères, obtient un BEP aménagement paysager, puis déménage à Antibes pour poursuivre avec un bac professionnel dans la même spécialité.
"Les filles, ça n’avait rien à faire dans ce métier-là"
À l’issue de sa formation, Claire se heurte à un autre obstacle : "C’est un métier qui est très macho encore à l’heure actuelle." Découragée par certains maîtres de stage qui lui expliquent que "les filles, ça n’avait rien à faire dans ce métier-là", elle choisit de ne pas renoncer mais de "faire ça autrement".
Elle se tourne vers le métier de guide naturaliste et décroche un BTS Animation et Gestion touristique locale. "Ça paraissait une voie déviée. Mais en fait, moi je savais exactement pourquoi je le faisais", explique-t-elle.
Pendant sept ans, elle travaille à la fois comme guide touristique et pépiniériste. Une expérience qui lui permet progressivement de comprendre ce qu’elle veut apporter : "Je me suis ' il faut des gens pour aiguiller ces personnes-là et leur dire qu’on peut faire mieux'. On peut soigner les plantes, on peut mettre en place des massifs qui soient résilients, adaptés aux conditions climatiques." Il y a six ans, elle crée ainsi son entreprise, Bienveillance Végétal.
"Un sol vivant, c’est vraiment la clé, la clé de tout"
D’abord consacrée au soin des plantes, à l’expertise et au diagnostic des jardins, son activité s’élargit rapidement au potager, au verger et à la formation. "Aujourd’hui, je forme même les jardiniers paysagistes à des pratiques plus écologiques", explique Claire, qui continue elle-même à se former chaque année.
Son fil conducteur : le vivant et, surtout, le sol. "Un sol vivant, c’est vraiment la clé, la clé de tout".
Elle intervient désormais auprès de publics très variés, dans les écoles, dans des entreprises, auprès de particuliers, dans des Ehpad ou encore auprès d’agriculteurs et de jardiniers.
À Antibes, elle a également fondé "avec des collègues qui ont les mêmes valeurs que moi" l’association PACA Biodiversité, qui anime un jardin partagé où les habitants peuvent "remettre les mains dans la terre". La ville d'Antibes met ainsi à disposition un espace devenu jardin partagé, dans lequel Claire gère la parcelle dite "témoin" ; "pour montrer aux gens comment il faut faire".
Car pour Claire, l’enjeu dépasse largement le jardinage : "Le monde d’après, ce serait un monde où il y aurait de la verdure de partout."
Redonner le goût de la terre, dès l’école et jusqu’à l’Ehpad
Claire accompagne aussi des écoles dans la création de potagers et la végétalisation des espaces. Pour elle, l’enjeu ne se limite pas à lutter contre la chaleur : "Dans les générations d’avant, on a perdu énormément de contact à la terre." Elle raconte ainsi les réactions parfois surprenantes face à la terre : "Quand je dis aux maîtresses : 'végétaliser, c’est super parce que les enfants vont pouvoir retoucher la terre', elles me disent : 'Ah mais c’est dégoûtant !' Mais non, en fait, c’est pas dégoûtant !!"
À l’autre bout de la vie, le contact avec la terre provoque une émotion tout aussi forte. Dans les Ehpad, elle retrouve des personnes qui ont longtemps jardiné mais ne peuvent plus le faire. "Il y a une mamie, on n’arrivait pas à la décoller du bac potager. Elle était là et juste, elle touchait la terre pendant 30 minutes, elle la malaxait." Un moment qui, pour Claire, résume tout le sens de sa démarche : "Ça donne presque envie de pleurer, de se dire que c’est beau. C’est merveilleux de pouvoir rendre ça."
Et sa plus grande satisfaction reste peut-être de transmettre cette reconnexion au vivant : "Je suis très heureuse quand je suis avec des enfants et qu’ils écarquillent les yeux en voyant des vers de terre. Ça me met un bonheur incalculable dans mon cœur."
Une fierté et un avenir tournés vers le vivant
Avec le recul, Claire mesure le chemin parcouru depuis cette élève de troisième à qui l’on voulait déconseiller la voie horticole. "Je suis super fière de ce que j’ai réalisé et très heureuse en fait au quotidien d’avoir la chance de réaliser ce travail et d’avoir monté mon entreprise et de faire ce que j’aime au quotidien. C’est un bonheur absolu."
Une réussite qu’elle envisage aussi comme un message adressé à sa fille : "Pour ma fille, lui montrer que c’est possible de travailler et d’être heureux. Je trouve que c’est le cadeau que j’ai envie de lui faire."
Quant à l’avenir, elle ne se voit pas changer de voie : "Moi, je voudrais toujours être au même endroit, c’est-à-dire toujours dans les écoles, toujours auprès des particuliers, des agriculteurs qui ont besoin de moi."
Son inquiétude ne vient d’ailleurs pas de la crainte d’être remplacée par l’intelligence artificielle : "Elle ne me remplacera jamais", assure-t-elle. Ce qui l’effraie davantage, c’est notre déconnexion progressive de la nature : "Les gens sont tout le temps sur leur téléphone et se déconnectent de l’extérieur. Ça, ça me fait très peur ... parce que je me dis qu'une fois qu'on est déconnecté de l'extérieur, je ne suis pas sûre qu'on puisse y retourner ou qu'on s'en rende compte. Et puis c'est surtout que on a besoin de beaucoup plus de matériel informatique ...on rase des forêts, on rase plein d'espaces verts pour mettre en place des choses. ce qu'on appelle 'Data Center' . Et au final, en fait, on coupe de la nature pour pour des ordinateurs".
Pour Claire, l’urgence est simple : "Faites revenir la verdure de partout."
Quelques conseils de Claire pour le grand public :
Le paillage
L'erreur qui revient le plus souvent selon elle est celle de dire qu'on peut ne pas pailler le sol. "C’est-à-dire qu’on peut laisser le sol à nu et ce n’est pas grave. Voilà, alors que c’est une catastrophe pour la biodiversité du sol. (...) Si le soleil brûle notre peau, le soleil brûle le sol de la même façon en fait. Et c’est irréversible quoi. C’est très long à remettre en place."
Conseil à retenir : ne pas laisser le sol nu. Le paillage protège le sol, notamment contre le soleil, et contribue à préserver sa biodiversité.
Retourner la terre
Autre idée répandue : le fait de devoir retourner la terre. "On me dit tout le temps : 'Ah ouais, je vais préparer, je vais retourner la terre.' Et maintenant, de plus en plus, tout le monde alerte. Les ingénieurs agronomes alertent : retourner le sol, c’est pas bon, il ne faut pas le faire.'
Claire explique : "Chaque couche de sol à l’intérieur, il y a des micro-organismes spécifiques. Et quand je retourne, eh bien, je tue tout, en fait. C’est comme si je mélangeais l’intérieur de mon estomac avec l’intérieur de mes intestins, ça ne fonctionne pas. Eh bien là c’est pareil."
Conseil à retenir : éviter de retourner la terre afin de préserver les différentes couches du sol et les micro-organismes qui y vivent.
Mettre du vert partout / végétaliser
"Le monde d’après, ce serait un monde où il y aurait de la verdure de partout, où même en plein été, eh bien on ne mourrait pas de chaud dans nos bâtiments, on ne serait pas tous obligés d’avoir la clim non plus. Oui, il va faire de plus en plus chaud, on le sait. Mais en fait, si on laisse de plus en plus d’arbres, ce sera un problème de moins quand même."
"Faites pousser de plus en plus de choses partout. Que vous ayez un coin de balcon, un jardin ou juste dans votre appart quoi. Faites revenir la verdure de partout."
Pour les personnes sans jardin :
"N’hésitez pas à aller choisir des plantes. Alors il faut être un peu conseillé. Allez quand même dans des magasins un peu spécialisés où ils sauront vous dire quoi planter. Ou après vous pouvez également, il y a des trocs aux plantes où vous pouvez échanger ou demander des plantes. (...) Remettez de la verdure en conscience. "
Son organisme de formation https://www.ateliersagroecologiques.org/
🪶 Commandez dès maintenant Le grand guide de la nature : https://bit.ly/43wpOtI Soutenez l’association Le Pic Vert : https://lepicvert.org/ Merci à Jean-F...
Exploration scientifique, protection de la biodiversité et missions écovolontaires dans les milieux naturels reculés et menacés. Rejoignez-nous !
Découvert dans une émission Envoyé spécial "Indonésie : les aventuriers d'un monde perdu"
Exploration d'une forêt primaire pour faire reconnaître sa valeur de biodiversité et empêcher l'expansion des mines de nickel sur l'île
Circuits courts
Alors que des vidéos témoignant des violences policières lors des manifestations du 25 mars 2023 contre les méga-bassines de Sainte-Soline ont été publiées par Médiapart et Libération, on s'intéresse à la répression croissante des militants écologistes depuis 2019 avec la journaliste Émilie Petit.
En boutique, les rayons proposent thés, cafés, riz, confitures, chocolats, fromages, miels, cosmétiques et eaux florales... Les produits viennent du commerce équitable du monde entier ou de proximité, comme l’eau de fleur d’oranger et l’eau de rose, signées Jean-Noël Falcou, élaborées à partir de fleurs de Grasse et Mouans-Sartoux.
Les fruits et légumes bio arrivent chaque semaine des producteurs locaux via Uni’Vert, première coopérative bio équitable de France.
Côté gourmandises, la MCE revendique « sans doute la plus grande variété de chocolats équitables du secteur ».
Les prix se veulent raisonnables et sont affichés en toute transparence : « On détaille le prix d’achat, la TVA, la marge, servant uniquement à faire fonctionner la boutique. Elle est faible car nous n’avons aucun salarié, mais une quinzaine de bénévoles engagés. »
Artisanat du monde
La boutique propose également de nombreux articles d’artisanat issus de filières équitables du Pérou, Bangladesh, Népal, Palestine, Inde, Vietnam.... Céramiques, objets déco, maroquinerie, instruments de musique ou foulards, autant d’idées cadeaux pour les fêtes de fin d’année.
Un rayon spécial propose déjà paniers, tisanes, thés de Noël, calendriers de l’Avent... « On raisonne comme dans un grand magasin bio, avec une offre globale mais de proximité », détaille Cathy Blossier.
Acheter à la MCE, c’est aussi adhérer à son modèle associatif. La MCE est membre d’Artisans du monde et de FAIR [e], et multiplie les actions locales : stands, buvettes, interventions dans les lycées ou visites de producteurs.
Maison du commerce équitable, du mardi au samedi (19, rue Pasteur).
Rens. : 06.14.08.03.52., mce.mouans@free.fr, mcequitable.fr, adhésion à partir de 5 euros.
Bienvenue sur Voilà Sailcoop 🐬 : embarquez en voilier pour des aventures maritimes responsables, traversées et découvertes à bord.
Six mois après l’entrée en vigueur du nouveau label ISR (investissement socialement responsable), la réforme a-t-elle porté ses fruits ? La précédente mouture était notamment accusée de favoriser le greenwashing.
Identifier les sociétés financées
Si l’on souhaite véritablement soutenir des entreprises du secteur de l’environnement, il faut donc s’y prendre autrement. En commençant par identifier les actifs présents dans les fonds (qu’ils soient certifiés ISR ou porteurs des labels Greenfin ou Finansol). Tous les distributeurs de produits financiers ont l’obligation de fournir à leur client la liste des fonds entrant dans la composition des contrats d’assurance vie, PER, PEA, etc. Mais ils doivent aussi communiquer, sur demande, le nom des principales sociétés entrant dans la composition du fonds. Il ne faut pas hésiter à réclamer ces informations à sa banque ou son assureur. Puis à identifier la nature exacte des activités des entreprises, en consultant notamment leur site officiel.
En pratique, peu d’entreprises véritablement vertes sont présentes dans les fonds commercialisés par les grands réseaux bancaires ou assurantiels. On les trouve plutôt du côté des produits d’épargne proposés par les acteurs de l’économie sociale et solidaire, notamment la Nef (une coopérative bancaire éthique) ou le Crédit Coopératif.
Équiper cent ports de Méditerranée avec des nurseries à poissons; placer des bouées d’amarrage sur les sites sensibles; lancer la restauration écologique. Des solutions fondées sur la nature font florès.
Il y a une douzaine d’années, on en était au stade expérimental. Désormais, ces initiatives sont en passe d’être généralisées. Les nurseries à poissons, d’abord installées en pointillé le long des quais, devraient bientôt gagner toutes les zones portuaires.
C’est l’objectif que se fixe l’Agence régionale de l’eau qui a déjà co-financé ce type de structures immergées dans 56 ports, entre 2019 et 2024. Il en reste 34 à équiper.
Alors qu’elle lance son 12e programme d’intervention sur la période 2025-2030, l’Agence affiche "l’ambition de restaurer 100% des fonctions de nurseries côtières qui ont été détruites par les aménagements du littoral des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie". Là où le littoral a été artificialisé. Là où les jeunes poissons ne trouvent ni le gîte, ni le couvert.
20 à 40% de juvéniles en plus
"Il faut imaginer un quai. Sur un quai vous avez zéro juvénile. Il n’y en a aucun, car le poisson de quelques centimètres se ferait manger, expose Pierre Boissery, expert des milieux côtiers à l’Agence de l’eau. Les nurseries côtières offrent des petits abris. Dans les ports équipés, nous observons de 20 à 40% de juvéniles en plus."
Des recherches sont en cours, pour mieux connaître la diversité des espèces et savoir où vont ensuite ces poissons quand ils grandissent. Mais d’ores et déjà, l’expérimentation est confortée et "évaluée".
"On n’a pas d’ambiguïté à inciter les acteurs locaux à mettre en place ces solutions", poursuit Pierre Boissery. D’ici la fin de la décennie, une centaine de ports méditerranéens français devraient être dotés de nurseries pour les poissons.
Pour les herbiers de posidonie aussi, la protection a largement progressé. Selon l’Agence de l’eau, "le nombre de mouillages des navires de plus 24 mètres sur l’herbier a baissé de 93% par rapport à 2022."
La nouvelle réglementation, qui interdit aux bateaux de grande plaisance de jeter l’ancre dans les herbiers, porte ses fruits. Dans les secteurs les plus fragiles, organiser le mouillage de tous les navires n’est plus un tabou. Un programme important est lancé à Antibes, visant à protéger totalement 75 hectares de posidonie.
Quant aux techniques de restauration des herbiers, elles sont de mieux en mieux rodées. "Déjà, il faut rappeler qu’on n’arrache pas de l’herbier vivant pour le planter là où il a disparu. On ramasse des morceaux d’herbiers arrachés par les ancres et on les replante sur des sites favorables." Si l’herbier transplanté est encore vivant trois à quatre ans plus tard, il a de fortes chances de tenir.
Taux de survie de 80%
"Les observations dans les Alpes-Maritimes montrent que les herbiers sont en croissance", poursuit Pierre Boissery. 4.000m² ont été repiqués dans le secteur de Beaulieu et Villefranche, avec un taux de survie de 80%, "donc la technique est opérationnelle". Méthode également appliquée dans un projet mené aux îles de Lérins.
Certains sites très dégradés témoignent de l’immense perte de posidonie, le long de nos côtes depuis un demi-siècle. Désormais, le fort déclin est enrayé.
À l’échelle de la Méditerranée française, la moitié des herbiers sont stables, un quart est en progression (entre les caps de l’Estérel et de Brégançon) et le dernier quart en recul (entre Fréjus et Sainte-Maxime, et entre Antibes et Menton).
Mais tout le milieu marin n’est pas aussi bien protégé. Les fonds sableux, les macro-algues et le coralligène, pour lesquels "on est encore en manque de connaissance", font l’objet de recherche et expérimentation. Le coralligène est un écosystème à part entière, comme l’herbier de posidonie, mélange d’algues calcaires et d’organismes vivants.
Retenir les plastiques
Parmi les programmes que l’Agence de l’eau maintient et même élargit, il y a "les aides à la réduction des apports de plastiques à la mer, notamment par temps de pluie."
Grâce à "des filets de rétention", les macro-déchets transportés par les réseaux d’assainissement peuvent être empêchés de partir à la mer. Si elles souhaitent s’équiper, les collectivités peuvent être aidées à hauteur de 50% du coût total.
Soutenir les écosystèmes, leur bonne santé, leur richesse naturelle, est le seul atout dont nous disposons face au changement climatique.
"On peut préserver ou améliorer la qualité des milieux, mais il y a des sujets qu’on ne maîtrise pas aujourd’hui, notamment la température des eaux qui est un sujet immédiat, alerte Nicolas Mourlon, directeur général de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Empêcher l’augmentation de la température, on n’y arrivera pas, mais le milieu se défendra mieux s’il est en capacité de développer l’ensemble de ses fonctions. S’il est solide, si les espèces bénéficient de surfaces de quiétude, pour se reproduire et se nourrir."
Cela permettra aux écosystèmes d’être davantage résilients – et donc de capturer le carbone, ou d’empêcher l’érosion des côtes.
Publié le 10 septembre 2025
L’Union européenne (UE) intègre 6 nouveaux types de produits pouvant prétendre à l’Écolabel bio européen – sous la condition du respect des cahiers des charges, élaborés conjointement entre les services de l’UE et les secteurs concernés.
L’Écolabel européen est le seul label officiel reconnu au niveau de l’ensemble des États membres. Il est attribué par un organisme certificateur agréé, qui vérifie le respect d’un cahier des charges par le fabricant prétendant à cet agrément. L’objectif est de « minimiser les impacts environnementaux tout au long du cycle de vie des produits, tout en garantissant leur haute qualité ». Les cahiers des charges sont spécifiques à chaque catégorie de produits. La Commission européenne précise que « tous les critères sont élaborés en consultation avec les principales parties prenantes, notamment les associations de consommateurs et les experts du domaine concerné ».
Un arrêté européen a été promulgué le 5 septembre pour actualiser la liste des secteurs pouvant y prétendre. Il comporte 6 ajouts :
articles chaussants ;
lubrifiants ;
matelas ;
produits d'ameublement ;
revêtements durs ;
revêtements de sol à base de bois, de liège et de bambou.
La liste totale comporte désormais 24 secteurs :
- produits cosmétiques ;
- produits de soin pour animaux ;
- détergents textiles ;
- détergents vaisselle à la main ;
- détergents pour lave-vaisselle ;
- détergents pour lave-vaisselle industriel ou destinés aux collectivités ;
- détergents textiles à usage industriel ou destinés aux collectivités ;
- produits de nettoyage pour surfaces dures ;
- milieux de culture et amendements pour sols ;
- produits de protection hygiénique absorbants ;
- coupes menstruelles réutilisables ;
- peintures et vernis d'intérieur ou d'extérieur ;
- papier tissue et produits tissue ;
- papier graphique ;
- produits en papier imprimé, produits de papeterie et sacs en papier ;
- hébergements touristiques ;
- services de nettoyage intérieur ;
- textiles ;
- articles chaussants ;
- lubrifiants ;
- matelas ;
- produits d'ameublement ;
- revêtements durs ;
- revêtements de sol à base de bois, de liège et de bambou.
À noter L’alimentation n’est pas couverte par l’Écolabel, mais par le label bio européen, symbolisé par une feuille verte étoilée. En France, il est complété par le label AB.
Le film est à vous, gratuitement et sans pub, pour tout le monde et pour toujours.❤️🔥 Faites un don pour soutenir ce film et me lancer dans la suite
Le monde de la finance verte s’étoffe avec l’apparition, ces dernières années, de nouveaux organismes de paiement, comme Helios. Ces banques 100 % en ligne promettent transparence et prise en compte de l’environnement dans la gestion des fonds confiés par leurs clients. Promesses tenues ? Nous faisons le point.
Helios et Green-Got
Des engagements concrets
Les deux fintechs Helios et Green-Got offrent aux particuliers la possibilité d’ouvrir un compte courant, mais aussi de placer leur épargne dans une assurance vie. Dans les deux cas, elles jouent la transparence en indiquant la destination des sommes placées, sous l’une ou l’autre de ces formes.
L’épargne
S’agissant de l’argent épargné au sein de leur assurance vie, les prestataires de paiement affichent des engagements précis : 100 % des fonds disponibles via l’assurance vie ont une dominante verte, et une grande majorité affichent un label solidaire et responsable officiel (ISR, Greenfin ou Finansol). On trouve par exemple le fonds Mandarine Global Transition de Mandarine Gestion, le fonds BNP Paribas Funds Aqua de la BNP ou encore le fonds Novaxia FA (fonds privé spécialisé dans l’immobilier durable). Tous interdisent déjà les investissements dans les énergies fossiles et l’armement. En outre, Helios comme Green-Got affirment faire eux-mêmes un tri supplémentaire au sein des fonds labélisés, afin de déterminer (avec l’aide d’experts de la finance verte comme Carbon4) les plus vertueux en termes de transition énergétique.
Les dépôts bancaires
S’agissant des fonds déposés en compte courant, là aussi, l’information concernant l’utilisation est transparente. Comme ni Green-Got ni Helios ne possèdent pour l’instant d’agrément bancaire (ce ne sont que des prestataires de paiement), ils ne peuvent conserver les dépôts de leurs clients. Les sommes sont donc reversées à des banques d’adossement, le Crédit mutuel pour Green Got et le Crédit agricole pour Helios. L’argent est déposé sur un compte de cantonnement ou d’attente. « Depuis le lancement de nos comptes de paiement, il y a 3 ans, 85 millions d’euros de liquidités sont actuellement déposés chez Green-Got et ont donc été retirés des banques traditionnelles exposées aux énergies fossiles », affirme notamment la start-up Green-Got.
Quels effets ?
Première question que l’on se pose rapidement : existe-t-il un intérêt concret à mettre de l’argent sur un compte cantonné auprès du Crédit mutuel ou du Crédit agricole ? Car cet argent n’est pas réinvesti, il dort, en quelque sorte. De façon générale, les sommes en comptes courants ne sont pas utilisées par les banques de dépôt. Elles possèdent malgré tout un impact sur la capacité de financement de ces établissements. Leur montant est en effet pris en compte pour calculer le ratio de solvabilité à court terme de la banque. Ce ratio entre actifs et passif détermine la limite jusqu’à laquelle elle peut prêter. Donc, en retirant son argent des banques commerciales, on leur retire théoriquement une part de leur capacité d’investissement. « Dans les banques traditionnelles, votre argent ne dort pas, il pollue », résume à sa façon Helios sur son site.
Les néobanques vertes offrent une alternative intéressante aux consommateurs soucieux de l’impact de leur argent. Reste à savoir si leur montée en puissance suffira à peser réellement sur l’impact des grandes banques traditionnelles sur les énergies fossiles et les industries lourdes.
Pour répondre aux grands défis de protection de la montagne, Mountain Wilderness œuvre au sein de 3 champs d'action à la croisée de la protection de l'environnement et de l'émergence de nouveaux modèles de vie pour les êtres humains.
découvert par https://www.quechoisir.org/enquete-pollution-des-montagnes-des-benevoles-a-l-assaut-des-dechets-n172148/
Reportage - Une autre pollution, moins visible
En juin, 2 tonnes de barbelés ont été évacuées dans la vallée de la Clarée, près de Briançon (05). Nous avons participé au chantier.
Autre association, autre mission. Chez Mountain Wilderness, on s’est fait une spécialité de démonter des installations humaines laissées à l’abandon. Ici, un vieil abri pastoral, là, les restes d’un ancien téléski, là encore, d’antiques poteaux électriques. « Il nous est même arrivé d’extraire des carcasses d’un hélicoptère et d’un planeur qui s’étaient écrasés », se souvient Rémy Bernade, le délégué du département des Hautes-Alpes et le secrétaire général de l’association qui encadre l’événement. Néanmoins, ce que Mountain Wilderness retire le plus souvent, ce sont des fils barbelés et les cornières les soutenant. Ils ont été déployés pendant la Seconde Guerre mondiale par les armées, dans le but de ralentir les attaques ennemies. Or, 80 ans plus tard, une grande partie est toujours en place. Alors, depuis 2001, l’ONG organise six à sept opérations de démontage chaque année. Le 28 juin dernier, nous avons participé à l’une d’entre elles sur la commune de Val-des-Prés, à 8 km au nord de Briançon. Une trentaine de bénévoles âgés de 18 à 74 ans ont répondu présent. Après un mot de bienvenue, le rappel des consignes de sécurité et la distribution du matériel (gants, coupe-boulons, meuleuses, claies de portage…), ils se sont lancés à l’assaut des pentes abruptes du ravin de l’Enrouye. Pendant huit heures, ils ont coupé, tiré, dégagé du barbelé enseveli sous des pierres et des troncs d’arbres au gré des mouvements de terrain. À chaque fois, ils ont réalisé des petits fagots, qu’ils ont descendus à dos d’homme jusqu’à une benne installée 250 m plus bas par un ferrailleur local. Entre cinq et sept allers-retours ont été nécessaires. « J’aime skier et faire de grandes randonnées. C’est important pour moi de préserver ce bien commun », explique Ariane, 74 ans. Thomas, lui, revient aider après avoir fait une pause de quelques années afin d’élever ses enfants. « On ne peut pas laisser sur place ces débris qui dénaturent la montagne et blessent les animaux », estime-t-il. En une journée, près de 2 tonnes de barbelés ont été enlevées.
Plusieurs mois de préparation
Une telle opération ne s’improvise pas. Des mois auparavant, une équipe de Mountain Wilderness s’est rendue sur les lieux signalés par des promeneurs. Elle devait vérifier la présence des déchets et évaluer la faisabilité du chantier. « C’est cependant après que le plus dur a commencé, quand il a fallu obtenir toutes les autorisations nécessaires », sourit Rémy Bernade. Celles de la commune et du propriétaire du terrain, bien sûr, mais aussi celles de la Direction départementale des territoires (DDT) et de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac). Et, enfin, pour cette zone fragile, celles de l’inspection des sites classés et du réseau Natura 2000. « Ici, par exemple, nous n’avons pas le droit d’évacuer les débris par hélicoptère, comme nous procédons parfois, car cela aurait perturbé des aigles qui nichent à proximité, poursuit Rémy Bernade. Il arrive, en outre, que des autorisations nous soient refusées parce qu’un inspecteur estime que les équipements revêtent un intérêt patrimonial. » Il restait ensuite à organiser le chantier proprement dit : mobiliser les bénévoles, instaurer le covoiturage, réunir le matériel nécessaire… « On nous dit souvent que c’est compliqué de lancer de telles actions. Nous, on veut montrer que c’est possible », soutient Jean Gaboriau, un représentant local de l’association. L’opération « Installations obsolètes » aura, en outre, fait évoluer la législation. Ainsi, en 2017, la loi Montagne 2 a introduit l’obligation, pour les exploitants de remontées mécaniques mises en service à partir de cette date-là, de prévoir leur démontage une fois en fin de vie… Aussi étonnant que cela paraisse, ce n’était pas le cas auparavant.
Agissons ensemble pour nos montagnes. Nous sommes une association d’éducation à la transition écologique fondée en 2001.
Festival du livre de Mouans Sartoux
"Chaque année, nous décomptons environ 2000 bateaux supplémentaires lors de nos campagnes d'information" . Jamila Poydenot est coordinatrice de la campagne Écogestes Méditerranée de l'association Inf'eau mer qui s'est donné pour mission de diffuser auprès des plaisanciers, les bons gestes à adopter..
Ancrage: protégez les herbiers de posidonie
Les herbiers de posidonie sont de véritables poumons sous-marins et un habitat essentiel pour de nombreuses espèces. Un ancrage malheureux peut arracher ces herbiers marins… qui malheureusement ne repoussent pas.
Avant de partir, téléchargez les applications gratuites Donia ou Nav&Co. Elles fournissent des cartes détaillées des herbiers marins et des zones de mouillage autorisées.
Une fois sur place, repérez les zones de sable. "Si vous n'avez pas d'application, fiez-vous à la clarté de l'eau, explique Jamila Poydenot. Les fonds clairs indiquent généralement du sable, tandis que les zones sombres sont souvent des posidonies".
Enfin, pour un mouillage respectueux, la ligne de mouillage (chaîne et cordage) doit faire au minimum cinq fois la profondeur à laquelle vous vous trouvez, afin de laisser du mou. Quand vous remontez l'ancre, faites-le verticalement. "Lorsque vous quittez la zone de mouillage, mettez votre bateau à l'aplomb de l'ancre et remontez-la à la verticale. Cela évite de la faire "raguer" sur le fond marin et de l'endommager".
Quelques changements simples peuvent avoir un impact conséquent sur la consommation d’un véhicule, son entretien, la sécurité et l’environnement. Gagnant sur tous les plans !
Une conduite réservée aux gens cool !
Regards de travers, noms fleuris et doigts levés… La route est un terrain propice aux agressions comportementales et verbales. En 1994, des chercheurs américains ont développé une échelle de colère au volant, la Driving Anger Scale (DAS), qui théorise le lien entre la personnalité, les comportements agressifs et les transgressions du Code de la route. En 2008, une étude, française cette fois, a montré que les gens ayant un score DAS élevé étaient aussi ceux qui, globalement… s’énervent vite dans la vie. Tout le contraire du bon candidat à l’écoconduite (source : Observatoire national interministériel de la Sécurité routière, juin 2024) !
Ses ventes menacées par la nouvelle classe de médicaments anti-obésité, les aGLP-1, l’industrie agroalimentaire prépare sa riposte.
Comment la coopérative agricole Le Marché de nos collines tire-t-elle son épingle du jeu face à l’installation de nouveaux commerces sur la commune et aux environs? "La réflexion a même mûri quelques années auparavant et nous avions lancé un appel aux communes pour accueillir un petit groupe d’agriculteurs
Coopérative agricole Le marché de nos collines, 9, route d’Opio. Tél. 04.93.77.34.21. Du mardi au samedi de 8h30 à 19 heures, le dimanche de 9h à 12h30.