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Avec l’aide, notamment, de la Ligue de protection des oiseaux, la Ville a fait poser une quinzaine de nids chez des particuliers, pour attirer des volatiles très utiles à l’écosystème local.
Les hirondelles sont le meilleur insecticide, naturel et gratuit, entre mars et septembre : « Chacune peut consommer entre 100 à 200 moustiques par jour. À l’heure où le tigre progresse et représente un grand enjeu sanitaire, leur rôle est encore plus crucial. Favoriser leur présence, c’est aussi limiter le recours aux pesticides. »
Quand la LPO leur souffle l’idée d’installer des nids artificiels à proximité des deux seuls restants, car les volatiles ont l’instinct grégaire et se regroupent, la Ville suit ces recommandations, grâce à un partenariat avec le Crédit Mutuel, le fonds de dotation de Mouans-Sartoux et le soutien de l’association « Nous voulons des Coquelicots ».
Birdie Memory
C’est la nouvelle application pour apprendre à reconnaître les oiseaux de façon ludique. Au passage du Smartphone, chacun des 20 oiseaux illustrés sur le poster s’anime comme par magie ! Grâce au jeu de mémoire il est aussi possible de s’entrainer à mémoriser les chants.
Birdlingo
Cette application ludique permet de progresser dans la reconnaissance des chants de 44 espèces d'oiseaux communs sous la forme d'un jeu immersif au cœur de différents habitats naturels aux caractéristiques distinctes.
BirdLab
Ouvert à tous, ce jeu au service des sciences participatives permet aux chercheurs de mieux comprendre le comportement des oiseaux. Le principe est simple : pendant 5 minutes, il suffit de reproduire leurs allées et venues sur 2 mangeoires placées côte à côte dans un jardin ou un balcon. Pour les novices, un quiz est intégré à l’appli pour apprendre à reconnaître facilement les espèces.
Birdnet
Fruit de la collaboration entre le laboratoire d'Ornithologie de l’Université Cornell (USA) et de l'Université Technologique de Chemnitz (Allemagne), BirdNET utilise l'intelligence artificielle et les réseaux neuronaux pour identifier les oiseaux au son. Utilisez votre smartphone pour enregistrer un chant avant de le soumettre aux savants algorithmes qui proposeront alors les espèces les plus probables. Les erreurs restent possibles mais le résultat est souvent bluffant !
Bougeott
Vous avez la bougeotte ? Cette application mobile vous emmène visiter les plus beaux espaces naturels et culturels de l’Île-de-France tout en pratiquant une activité sportive. Grâce à la géolocalisation, des itinéraires variés et personnalisés vous sont proposés en fonction de vos envies et de vos capacités : marcher ou courir, dans la nature, au bord de l’eau, en ville ou en forêt.
Clés de forêt
Grâce à cette application mobile d’identification des arbres proposée par l'Office national des forêts, apprenez à reconnaître facilement les principales espèces forestières françaises. Un module permet également de déterminer à quel animal appartiennent les empreintes trouvées sur le sol.
Dawn Chorus
A l’issue du premier confinement, le professeur Michael John Gornam a eu l’idée de créer une plateforme citoyenne pour que chacun puisse enregistrer et partager des chants d’oiseaux. Dessiner une telle carte sonore mondiale revient à constituer une base de données inédite, qui permettra bientôt à des algorithmes d'identifier les espèces et d’évaluer, selon les chants et le moment de la journée, la santé des écosystèmes. L’application permet ainsi d’éduquer son oreille avec des centaines de sortes de gazouillis, mais aussi de contribuer à la science.
Ecobalade
Apprenez à reconnaître la faune et la flore facilement au cours de vos randonnées grâce à cette application qui suggère des itinéraires de balade et permet également de partager ses propres découvertes.
ICAO
Cette application mobile permet d’effectuer le suivi des oiseaux marins échoués sur les rivages. Cet outil est déployé en France, Espagne et au Portugal dans le cadre du projet Life Seabil coordonné par la LPO, qui vise à lutter contre l’impact de la pollution plastique sur l’avifaune. En contribuant à collecter des données, vous permettez aux naturalistes de mieux comprendre le rôle et l’impact des différentes pressions subies par ces espèces dans leur environnement naturel.
NaturaList
L'application NaturaList pour Smartphones et tablettes est un carnet de terrain virtuel qui permet un gain de temps remarquable et une précision quasi métrique en matière de saisie des observations naturalistes. Elle permet aussi de joindre des images à vos données et ainsi de mieux documenter les données. Fonctionnelle en ligne ou déconnectée, avec des cartes embarquées, elle est directement connectée avec les portails naturalistes du réseau VisioNature : Faune-France et Faunes locaux notamment. Vos données bénéficient alors d'une validation par un réseau d'experts et contribuent directement et quotidiennement à la connaissance et la protection de la biodiversité. Vous souhaitez que vos observations contribuent à la connaissance et la protection de la nature, débutants ou experts : NaturaList est l'appli qu'il vous faut !
NAv@Co
Créée en 2020, Nav&Co est une application mobile, ludique et pédagogique qui permet aux navigateurs d’accéder aux informations incontournables concernant la réglementation maritime, le balisage ou la biodiversité environnante en fonction de sa géolocalisation. Jusque-là disponible uniquement pour les côtes bretonnes , l’outil couvre désormais l’ensemble des façades maritimes de la France métropolitaine et la Guadeloupe.
OisApp
Développée par la société Sunbird Images en partenariat avec la LPO, cette application répertorie les 400 espèces d'oiseaux les plus fréquemment observées en France métropolitaine, avec un accès gratuit à des descriptions détaillées, plus de 1200 illustrations de très haute qualité, des cartes de répartition et un outil d'identification sur critères physiques. Un abonnement payant (19,99€/an) permet également de bénéficier de fonctions de reconnaissance automatique des sons et des images.
Papillonline
A partir du guide Papillons des jardins, des prairies et des champs co-écrit avec le Muséum national d’Histoire naturelle, l’association Noé a développé cette application mobile pour vous aider à identifier les espèces de papillons diurnes les plus communes en France métropolitaine. Vous y trouverez un guide d’identification avec des fiches espèces pour en apprendre plus sur ces fascinants insectes et un carnet d’observation pour garder une trace de vos observations.
Pl@ntesNet
Pl@ntNet est une application vous permettant d’identifier les plantes simplement en les photographiant avec votre Smartphone. Très utile lorsqu’on n’a pas un botaniste sous la main ! C’est aussi un projet de sciences participatives : les images collectées sont analysées par des scientifiques afin de mieux comprendre l’évolution de la biodiversité végétale et de mieux la préserver.
Seek
Qui n’a pas rêvé de pouvoir immédiatement identifier la faune et la flore au cours d’une promenade ? S'appuyant sur des millions d'observations collectées via l’application de sciences participatives iNaturalist, cette application vous montre des listes d'insectes, d'oiseaux, de plantes, d'amphibiens couramment observés dans votre région et vous aide à les reconnaître grâce à sa technologie de reconnaissance des images.
Visorando
Bâtie sur un modèle participatif et gratuite, Visorando est l'application mobile de référence pour la randonnée en France, et couvre également certains pays étrangers. Promenade dominicale ou périple sur les sommets, il y en a pour tous les goûts. Grâce à la géolocalisation, elle permet également de suivre son parcours en direct. Chaque circuit est vérifié par une équipe de modérateurs avant d'être publié et les randonneurs sont ensuite invités à donner leur avis.
dernière mise à jour : 8 octobre 2025
Un tiers de bière, un tiers de vin et autre de grenadine. C’est le cocktail tendance ce printemps. Une mixture faite maison qui fait tomber les frelons asiatiques comme des mouches en les emprisonnant.
« Mais arrêtons de l’appeler « asiatique » car il y en a beaucoup de différents en Asie et celui qui envahit notre flore et saccage nos ruches devrait s’appeler frelon aux pattes jaunes, c’est son signe distinctif en bas d’un corps noir, ce qui permet de ne pas confondre avec le frelon européen. »
C’est la première précision de Suzie Ravier, Julia Muller et Patricia Le Lubois de Marsilly, trois apicultrices remontées, qui lancent une guerre de territoire contre cette menace envahissante pour la biodiversité, ennemie implacable des abeilles et autres insectes pollinisateurs.
Suzie Ravier est passée de la déprime à la colère accompagnée d’une phase test : « C’est dévastateur de retrouver sa ruche anéantie par cette bestiole. J’ai capturé 500 reines l’an dernier. Pour chacune c’est un nid en moins et un nid donne naissance de 500 à 600 nouvelles reines et donc potentiellement 500 à 600 nouveaux nids. »
Cette année, la productrice de miel valbonnais opte pour le combat collectif contre cette espèce invasive, à la prolifération exponentielle, « un fléau ».
« On va mailler le territoire »
« La commune a signé une convention de partenariat avec l’association Les Amis de la faune et acheté cent pièges pour un peu plus de 2.000 euros et nous sommes une dizaine de bénévoles pour assurer la pose dans des lieux identifiés ainsi que le suivi ».
Car ensemble elles pensent stratégie : « On va mailler le territoire, jusque dans la forêt et après il faudra les contrôler, les vider, comptabiliser et faire des statistiques afin de cartographier les lieux les plus peuplés pour être encore plus efficace l’année prochaine. »
« Dès que les températures remontent, c’est l’époque des petits nids primaires à faible hauteur [en médaillon]. Chaque fondatrice fabrique le sien où elle va pondre par centaines, il faut donc l’attraper avant, avec un piégeage sur deux mois », répond Julia.
« Les femelles fécondées avant d’hiberner, partent seules dans des endroits indécelables, décrit Patricia. Réveillées vers mars-avril, affamées, elles cherchent de la nourriture tous azimuts, puis c’est à l’été qu’apparaîtront les nids secondaires volumineux, de 2.000 à 13.000 individus et qui pèsent jusqu’à 10 kg, en hauteur, souvent dans les arbres, difficile d’accès et dangereux. En octobre, quand seules les femelles fécondées survivent, il faudra une autre campagne automnale adaptée ».
Des pièges sélectifs
« Pas question de faire prisonnier les autres insectes, le dispositif ne retient que ce nuisible, question de taille. Les petits ressortent sur le côté et le frelon européen est trop gros pour entrer, rassure le trio. Et surtout ne manipulez pas les pièges installés sur la commune ».
D’autres systèmes existent mais l’objectif est toujours le même : éradiquer l’hyménoptère tueur : « L’enjeu c’est la survie de nos abeilles, de la pollinisation de tout ce qui en découle et de notre activité. »
Toujours signaler les nids
Le frelon asiatique à pattes jaunes ou Vespa velutina, apparu accidentellement en France au début des années 2000, n’attaque pas l’homme, s’il n’est pas menacé et si la douleur de sa piqûre est celle d’une guêpe, son dard de 6 mm peut frapper plusieurs fois d’affilée.
N’intervenez pas et signaler la présence des nids car s’ils se sentent en danger, ils peuvent charger massivement et poursuivre l’attaquant.
Contacter l’association lesamisdelafaune06@gmail.com, qui procédera à son retrait ou vous orientera vers un professionnel habilité.
Association Les Amis de la Faune rattaché à M. Cesaro, maire de Valbonne écologiste depuis 2020
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Un investissement pour l’avenir. Le 13 novembre, l’association cannoise NaturDive a reçu un chèque exceptionnel de 50 000 euros de la part de la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale, dans le cadre de son troisième appel à projet Biodiversité lancé en janvier 2025.
Un appel qui portait sur le thème « Faune et flore en danger : protéger et préserver les espèces menacées ».
L’association a été récompensée pour son projet consacré au corail de Méditerranée Cladocora caespitosa.
« Notre projet vise l’étude et la compréhension de l’écosystème que nous avons découvert dans le port de la Rague à Mandelieu-la-Napoule, où l’on dénombre plus de 200 colonies, expose Damien Eloire, directeur adjoint et cofondateur de l’association. Nous allons essayer de comprendre pourquoi ces colonies sont beaucoup plus résilientes que celles situées à l’extérieur du port. »
Un corail endémique, en danger d’extinction
Ce corail joue en effet un rôle essentiel pour la Méditerranée, et sa protection est devenue primordiale.
« En termes de biodiversité, c’est un corail unique, endémique, que l’on ne trouve qu’en Méditerranée et qui a été classé espèce protégée en juillet 2025 parce qu’il est en danger d’extinction, rappelle celui qui est aussi docteur en écologie marine. Il est très important de préserver ces coraux, car ils représentent des ressources encore inexplorées en termes de molécules, potentiellement utiles pour de futures recherches dans les domaines de la médecine, des technologies ou encore de la cosmétique. »
Un programme de recherche sur trois ans
Grâce à ses plongeurs professionnels et à ses biologistes marins, l’association cannoise agit, au quotidien, « pour la protection et la restauration des écosystèmes marins, développe la connaissance naturaliste et scientifique pour une meilleure compréhension des milieux, tout en menant des actions d’éducation à l’environnement et de sensibilisation du grand public ».
Elle va désormais pouvoir lancer un programme de recherche qui s’étalera sur trois ans.
« Nous allons cartographier les colonies de Cladocora caespitosa sur la Côte d’Azur, mettre en place des méthodologies pour déplacer ou bouturer des colonies, développer des solutions de restauration innovantes afin d’assurer leur survie et d’accroître la résilience des milieux portuaires, et mener des actions d’éducation à l’environnement et de sensibilisation pour promouvoir leur préservation. »
Avec ce projet, NaturDive fait partie des 60 lauréats (sur 230 candidatures) sélectionnés par la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale, qui a décidé d’allouer un total de 2 millions d’euros.
Équiper cent ports de Méditerranée avec des nurseries à poissons; placer des bouées d’amarrage sur les sites sensibles; lancer la restauration écologique. Des solutions fondées sur la nature font florès.
Il y a une douzaine d’années, on en était au stade expérimental. Désormais, ces initiatives sont en passe d’être généralisées. Les nurseries à poissons, d’abord installées en pointillé le long des quais, devraient bientôt gagner toutes les zones portuaires.
C’est l’objectif que se fixe l’Agence régionale de l’eau qui a déjà co-financé ce type de structures immergées dans 56 ports, entre 2019 et 2024. Il en reste 34 à équiper.
Alors qu’elle lance son 12e programme d’intervention sur la période 2025-2030, l’Agence affiche "l’ambition de restaurer 100% des fonctions de nurseries côtières qui ont été détruites par les aménagements du littoral des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie". Là où le littoral a été artificialisé. Là où les jeunes poissons ne trouvent ni le gîte, ni le couvert.
20 à 40% de juvéniles en plus
"Il faut imaginer un quai. Sur un quai vous avez zéro juvénile. Il n’y en a aucun, car le poisson de quelques centimètres se ferait manger, expose Pierre Boissery, expert des milieux côtiers à l’Agence de l’eau. Les nurseries côtières offrent des petits abris. Dans les ports équipés, nous observons de 20 à 40% de juvéniles en plus."
Des recherches sont en cours, pour mieux connaître la diversité des espèces et savoir où vont ensuite ces poissons quand ils grandissent. Mais d’ores et déjà, l’expérimentation est confortée et "évaluée".
"On n’a pas d’ambiguïté à inciter les acteurs locaux à mettre en place ces solutions", poursuit Pierre Boissery. D’ici la fin de la décennie, une centaine de ports méditerranéens français devraient être dotés de nurseries pour les poissons.
Pour les herbiers de posidonie aussi, la protection a largement progressé. Selon l’Agence de l’eau, "le nombre de mouillages des navires de plus 24 mètres sur l’herbier a baissé de 93% par rapport à 2022."
La nouvelle réglementation, qui interdit aux bateaux de grande plaisance de jeter l’ancre dans les herbiers, porte ses fruits. Dans les secteurs les plus fragiles, organiser le mouillage de tous les navires n’est plus un tabou. Un programme important est lancé à Antibes, visant à protéger totalement 75 hectares de posidonie.
Quant aux techniques de restauration des herbiers, elles sont de mieux en mieux rodées. "Déjà, il faut rappeler qu’on n’arrache pas de l’herbier vivant pour le planter là où il a disparu. On ramasse des morceaux d’herbiers arrachés par les ancres et on les replante sur des sites favorables." Si l’herbier transplanté est encore vivant trois à quatre ans plus tard, il a de fortes chances de tenir.
Taux de survie de 80%
"Les observations dans les Alpes-Maritimes montrent que les herbiers sont en croissance", poursuit Pierre Boissery. 4.000m² ont été repiqués dans le secteur de Beaulieu et Villefranche, avec un taux de survie de 80%, "donc la technique est opérationnelle". Méthode également appliquée dans un projet mené aux îles de Lérins.
Certains sites très dégradés témoignent de l’immense perte de posidonie, le long de nos côtes depuis un demi-siècle. Désormais, le fort déclin est enrayé.
À l’échelle de la Méditerranée française, la moitié des herbiers sont stables, un quart est en progression (entre les caps de l’Estérel et de Brégançon) et le dernier quart en recul (entre Fréjus et Sainte-Maxime, et entre Antibes et Menton).
Mais tout le milieu marin n’est pas aussi bien protégé. Les fonds sableux, les macro-algues et le coralligène, pour lesquels "on est encore en manque de connaissance", font l’objet de recherche et expérimentation. Le coralligène est un écosystème à part entière, comme l’herbier de posidonie, mélange d’algues calcaires et d’organismes vivants.
Retenir les plastiques
Parmi les programmes que l’Agence de l’eau maintient et même élargit, il y a "les aides à la réduction des apports de plastiques à la mer, notamment par temps de pluie."
Grâce à "des filets de rétention", les macro-déchets transportés par les réseaux d’assainissement peuvent être empêchés de partir à la mer. Si elles souhaitent s’équiper, les collectivités peuvent être aidées à hauteur de 50% du coût total.
Soutenir les écosystèmes, leur bonne santé, leur richesse naturelle, est le seul atout dont nous disposons face au changement climatique.
"On peut préserver ou améliorer la qualité des milieux, mais il y a des sujets qu’on ne maîtrise pas aujourd’hui, notamment la température des eaux qui est un sujet immédiat, alerte Nicolas Mourlon, directeur général de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Empêcher l’augmentation de la température, on n’y arrivera pas, mais le milieu se défendra mieux s’il est en capacité de développer l’ensemble de ses fonctions. S’il est solide, si les espèces bénéficient de surfaces de quiétude, pour se reproduire et se nourrir."
Cela permettra aux écosystèmes d’être davantage résilients – et donc de capturer le carbone, ou d’empêcher l’érosion des côtes.
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Court métrage sur un crapaud cru disparu en Lot-et-Garonne et observé à nouveau dans des ornières (trou rempli d'eau)
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Découvert par vidéo de Partager c'est sympa de juillet 2025
Les gestes sont précis et très délicats. Pour ne pas abîmer les plumes de l’oisillon qui tient dans le creux de sa main, Manon Prazuc, munie de gants ouvre délicatement son bec. Puis, à l’aide d’une pipette, la soigneuse donne à manger au martinet une bouillie de grillons et de vers. Epaulée par Sandra et Mireille, des bénévoles. Elles se relaient de 8 heures à 19 heures.
"On les nourrit toutes les deux heures, et, pour les plus jeunes c’est toutes les heures. Car les martinets ne peuvent pas manger tout seuls. Ici on supplée les parents pour qu’ils ne dépérissent pas. Et dans la nourriture on rajoute des suppléments vitamines, calcium", explique Alice Brunet, vétérinaire et présidente de l’association Totem Paca.
Blottis les uns contre les autres
Dans le centre relais de Cuers (Var), ouvert en urgence il y a une dizaine de jours, les poussins, se requinquent. A l’intérieur de grandes boîtes, posées sur des étagères das une pièce au calme, des petites cabanes en carton ont été fabriquées par Manon. "Ils adorent," sourit Alice Brunet.
Blottis les uns contre les autres, ils se nichent dans ces minuscules abris. "On essaie de reproduire un peu les conditions de leurs nids, mais évidemment ils ne sont pas dans leur environnement naturel donc ils sont assez stressés."
Plus de 220 poussins ont déjà été accueillis, dans le centre, aménagé dans l’aile d’un mas provençal au milieu des pins et des vignes.
Jusqu'à 50°C sous les toits
"On reçoit encore des dizaines d’appel tous les jours, d’habitants qui trouvent des martinets au sol. Les oisillons se jettent du nid, avant d’être en capacité de voler, pour ne pas mourir de chaleur, explique Alice Brunet. C’est une situation inédite par son ampleur. Elle est due à une canicule précoce, avec des températures records enregistrées depuis le 25 juin. A Toulon on a dépassé 43°C, sous les toits où ils nichent ça dépasse les 50°C."
Alors, dans le Var, les Alpes-Maritimes… Partout ces oiseaux migrateurs "tombent du ciel".
Et les SOS affluent.
"Cette espèce a la particularité de ne se poser que pour nicher: elle possède de toutes petites pattes qui ne lui permettent pas de sautiller ou se poser comme les autres oiseaux. Ainsi, un martinet au sol est forcément en détresse", explique la Ligue pour la protection des Oiseaux Paca.
Un vaste élan de solidarité
Face à l’urgence, l’association Totem Paca a lancé un appel sur sa page facebook. Et les renforts n’ont pas tardé à arriver. "On a réussi à mobiliser une quarantaine de bénévoles, qui viennent nous aider à nourrir les 150 martinets."
Sandra fait partie de cette "task force" qui permet aux oisillons de reprendre des forces. "Je ne me suis jamais occupé d’oiseaux, mais je veux être utile", glisse la jeune femme qui suit attentivement les consignes de Manon, la soigneuse.
De son côté, la mairie de Toulon a débloqué des fonds. "On a alloué 3.600 euros pour aider l’association à faire face aux coûts de cette situation d’urgence", note Clémence Mounier, conseillère municipale à Toulon en charge de l’animal en ville.
Tandis que l’association "Martinets d’ici et d’ailleurs", a remis lundi un chèque de 3.000 euros à Totem Paca pour soutenir son action.
"On a besoin de 3 à 4kg de grillons et de vers par jour pour l’alimentation des oisillons" note encore Alice Brunet.
Une fois que les martinets sont en capacité de voler, ils sont relâchés dans la nature. "On attend qu’ils pèsent entre 40 et 50 grammes, ce qui correspond à leur poids de forme."
Une cinquantaine d’entre eux se sont ainsi élancé dans le ciel. Non loin du centre d’urgence, dans un champ situé en bordure de vignes, Alice Brunet les aide à prendre leur envol. "Une fois requinqués, les martinets sont autonomes. Ils savent instinctivement se nourrir d’insectes, donc ils sont sauvés."
Dons, bénévolat, comment aider?
Pour venir en aide aux martinets, vous pouvez devenir bénévole au sein de l’association, qui doit faire face à une situation de crise. L’inscription s’effectuer par mail à l’adresse suivante:
contact@assototem.com
L’association lance un appel aux dons. Elle a ouvert une cagnotte en ligne.
Pour soigner et nourrir un martinet jusqu’à ce qu’il soit relâché, il faut compter 15 euros. "Les dons sont défiscalisés à 66%, seul 5,10€ resteront à votre charge après déduction d’impôts", souligne encore Alice Brunet.
Avant de lister le matériel dont ils ont également besoin: congélateur pour conserver la nourriture, caisses plastique 40×60cm, lampes et tapis chauffants, balances de cuisine, serviettes, sopalins, journaux, désinfectant Virkon®, tréteaux, tables, éponges, petits contenants…
Que faire si on trouve un martinet au sol?
Le placer délicatement dans un carton tapissé de tissu.
Garder le carton au frais, au calme.
Ne pas nourrir ni abreuver l’oiseau: son bec est extrêmement fragile.
Contacter immédiatement SOS Faune Sauvage. Tél: 04 83 65 02 79. De préférence par message whastapp assorti d’une photo de l’oiseau, ou par appel téléphonique.
Soutenez le fonctionnement du Centre de Soins pour la Faune Sauvage des Alpes-Maritimes ! Bonne nouvelle : le centre de soins pour la faune sauvage des...
La fouine, le renard, le corbeau freux, la corneille noire, la pie bavarde, l'étourneau sansonnet et le geai des chênes échappent à cette classification dans certains départements seulement.
Pour motiver sa décision, le Conseil d'Etat détaille la présence jugée "significative" ou non des animaux localement, ainsi que leurs éventuels dégâts.
Dans les Alpes-Maritimes, le renard, jusqu'ici classé chassable et nuisible, et partiellement déclassé et voit son "sort amélioré", comme le précise l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas). Chaque année, 530 000 renards sont tués en France, comme le rappelle la LPO Paca. Toutes les formes de chasse sont utilisées: tir, piégeage, chasse à courre, battues administratives et vènerie sous terre, une pratique de déterrage particulièrement cruelle.
Cette récente décision du Conseil d'État signifie que "certaines techniques de destruction ne sont plus autorisées dans certains endroits", précise l'Aspas. C'est la technique de déterrage qui est évoquée et qui ne peut désormais plus être utilisée pour réguler les effectifs.
Pourtant, comme l'explique la LPO, un renard est "capable de capturer jusqu’à 6.000 petits rongeurs chaque année, notamment des campagnols, qui détruisent les cultures et permet en ce sens d’éviter l’utilisation de produits toxiques couteux et néfastes à l’environnement".
Il limite également les risques épidémiques "en participant à l’élimination des animaux malades et des cadavres". La diminution de leur population a pour effet "de faciliter la propagation des maladies transmises par les tiques présentes sur leurs proies (campagnols, mulots, écureuils, etc.), telle que la borréliose de Lyme", précise l'association, en s'appuyant sur des études scientifiques.
Une "victoire historique"
Les ONG France Nature Environnement, Humanité et Biodiversité et Animal Cross ont salué, dans un communiqué commun, une décision "qui sanctionne des classements abusifs".
"Les petits prédateurs, comme la martre, sont des auxiliaires précieux de l'agriculture car ils contribuent à réguler les populations de rongeurs", soulignent-elles, appelant à revoir la réglementation.
One Voice s'est félicitée d'une "victoire historique", en dénonçant "le caractère infondé et absurde des critères utilisés pour fixer cette liste".
"Il est grand temps d'abandonner ces réflexes d'un autre âge et de prendre conscience de tout ce que nous apportent ces animaux, à l'image des renards, qui se nourrissent de surmulots et freinent la propagation de maladies", écrit l'association requérante, qui recevra 3.000 euros de l'État pour ses frais de procédure.
Cette décision est entrée en vigueur ce mardi 13 mai et devrait courir au moins jusqu’au 1er juillet 2026, date à laquelle devrait être adopté un nouvel arrêté triennal, précise l'Aspas.
Depuis le début du mois de mai, un grand programme de sensibilisation à la préservation des lucioles est mis en place dans les Alpes d'Azur. Vous aussi vous allez pouvoir participer grâce à un recensement participatif pour sauver cette espèce en voie de disparition.
Les lucioles, une espèce adepte des Alpes-Maritimes
Les lucioles sont un emblème de la Réserve Internationale de Ciel Étoilé que l'on retrouve dans les Alpes Azur Mercantour. Symboles fragiles de la qualité et de la beauté de la nuit, elles trouvent refuge dans les Alpes-Maritimes, mais leur présence se fait aujourd'hui plus rare. D'année en année, les habitants constatent avec tristesse le déclin, voire la disparition de cette espèce qui nous émerveille tant.
Un recensement grandeur nature
Pour faire face au déclin des populations de lucioles, la Quête des Lucioles est une initiative participative permettant de suivre la répartition et l'état des populations de la luciole dans trois départements Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence et le Var. Chacun peut contribuer en signalant leurs apparitions via l'application INPN Espèces.
https://inpn.mnhn.fr/accueil/participer/inpn-especes
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Ces abeilles ne vivent pas en colonie, ne piquent pas et ne fabriquent pas de miel. Elles sont passionnantes à observer et ont besoin de nous.
Découvert par Ici Azur https://www.francebleu.fr/emissions/le-chiffre-du-jour/4-initiatives-ecoresponsables-dans-les-alpes-maritimes-grace-aux-abeilles-5592386#xtor=RSS-106