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Une étude publiée par Santé Publique France parue cette semaine alerte sur la hausse de la prévalence de certains cancers chez les 15-39 ans. Comment expliquer cette hausse du nombre de cancers ? Quels sont les facteurs suspectés derrière ces cancers précoces ?
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Cancer : comment comprendre le rajeunissement des malades ?
Publié le mercredi 5 mars 2025 à 07:15
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La Question du jour
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La Question du jour
Une étude publiée par Santé Publique France parue cette semaine alerte sur la hausse de la prévalence de certains cancers chez les 15-39 ans. Comment expliquer cette hausse du nombre de cancers ? Quels sont les facteurs suspectés derrière ces cancers précoces ?
Avec
Jean-David Zeitoun, docteur en médecine, spécialiste en hépato-gastro-entérologie
Alors qu'à l'échelle mondiale, de nombreuses études alertent depuis quelques années sur la hausse du nombre de cancers chez les moins de 50 ans, comment expliquer cette tendance dans les pays industrialisés ? Quels liens pouvons-nous établir avec la pollution et les modes d'alimentation ?
Une hausse chez les 15-39 ans
Une hausse préoccupante des cancers chez les 15-39 ans, constatée par une étude de Santé publique France. Jean-David Zeitoun explique que ce phénomène, bien qu’international, touche particulièrement les sociétés occidentales : "Le fait qu’on trouve plus de cancers qu’avant chez des gens d'âge moyen alors que classiquement, le cancer est une maladie des personnes âgées, questionne sur l'accumulation de mutations qui est à l'origine de cette maladie." Si le vieillissement reste un facteur clé du développement des cancers, la précocité des cas suggère l’implication de nouveaux facteurs de risque.
Les facteurs environnementaux
Parmi ces causes émergentes, Jean-David Zeitoun insiste sur le rôle de l’alimentation et des polluants environnementaux. "On sait que l’obésité cause une quinzaine de cancers environ. On sait aussi que les aliments peuvent être cancérigènes sans forcément passer par le stade de l’obésité notamment les aliments ultra-transformés." De même, il évoque les polluants chimiques omniprésents dans l’environnement : "C’est l’espèce de continent inexploré de la science... Il y a des milliers de polluants, sans aucun plan pour faire baisser la pollution chimique." L’étude récente reliant pesticides et cancers du pancréas illustre cette inquiétude, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires.
La nécessité d'une action publique forte
Face à cette situation, Jean-David Zeitoun plaide pour une action publique forte : " Il n’y a pas d’action publique pour changer le système alimentaire... Donc tant que ce ne sera pas le cas, on pourra toujours dire plein de choses aux gens, ça ne marchera pas bien et l’obésité probablement continuera à progresser." Quant aux polluants, il estime qu’il faut des mesures économiques et légales : "Il faut interdire certains polluants et il faut taxer les pollueurs. " Sans intervention, les tendances actuelles risquent de s’aggraver et vont rendre la prévention encore plus difficile.
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Prévue et légitimée par la loi du 9 juin 1999 et la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades (1), la présence des bénévoles à l’hôpital et dans les établissements médicalisés ne fait plus débat. Elle représente même une aide précieuse pour les professionnels de santé.
C’est notamment le cas de l’association Jalmalv ("Jusqu’à la mort accompagner la vie"), adhérente à la SFAP (Société française d’accompagnement et de soins palliatifs) et qui intervient régulièrement dans ces unités, pour assurer l’accompagnement, l’écoute et le soutien des personnes en fin de vie et de leur famille.
Patricia Caron préside l’antenne 06 de l’association Jalmalv (2) et responsable de formation, lance aujourd’hui un appel à bénévoles, alors que les besoins d’accompagnement en fin de vie sont criants, à la fois à domicile et dans les établissements (hôpitaux, Ehpad).
Pourquoi le besoin d’accompagnement en soins palliatifs progresse-t-il?
Il accompagne le développement des soins palliatifs et l’extension des lits dans certains établissements. Par ailleurs, nous recevons des demandes croissantes d’Ehpad, que nous peinons à couvrir, faute de bénévoles. L’accompagnement des personnes âgées devient de plus en plus nécessaire, surtout dans un département comptant une population vieillissante importante. Pour autant, l’engagement dans ce domaine reste difficile dans une société marquée par le déni de la mort. Beaucoup de bénévoles ont eux-mêmes vécu des expériences de deuil, ce qui les motive à s’engager.
Quelles sont justement les qualités requises pour être bénévole?
En résumé: disponibilité, empathie, authenticité, capacité de remise en question, humilité et engagement régulier. Bien que les bénévoles soient souvent des personnes d’âge mûr, de plus en plus de personnes actives, âgées de 40 à 60 ans, heureusement s’investissent. Et même des étudiants, en psychologie notamment, qui enrichissent ainsi leur formation. Mais ils s’engagent rarement sur le terrain de façon pérenne. D’où la nécessité d’assurer un renouvellement permanent des effectifs.
Quelle formation pour ceux qui souhaitent devenir bénévoles?
La formation s’étend sur 11 jours répartis sur plusieurs mois et elle est dispensée par une neuropsychologue, des psychologues (dont un spécialisé en Ehpad), des responsables de notre association et une cadre de santé.
Quel est le rôle d’un bénévole sur le terrain?
Il propose un accompagnement basé sur la présence et l’écoute active, et non sur des services pratiques comme les courses ou les activités ludiques. La présence silencieuse, le contact humain et l’écoute sans jugement sont au cœur de notre engagement. Comme le bénévole est extérieur au cercle familial ou médical, les personnes se confient volontiers sur des sujets qu’ils n’osent pas aborder avec leurs proches ou un médecin, par crainte des conséquences. Mais parfois tenir simplement la main d’une personne en fin de vie suffit à apporter du réconfort.
Le débat actuel sur la fin de vie et l’aide active à mourir interfère-t-il avec vos actions?
Il suscite des interrogations mais ne change pas notre mission: accompagner toute personne, indépendamment de ses choix, sans participer à l’acte de décès lui-même.
Les demandes d’aide active à mourir sont-elles nombreuses?
En trois ans d’intervention en service de soins palliatifs, j’ai entendu trois demandes de ce type. La première personne venait d’arriver et n’avait pas encore bénéficié de soins. La seconde éprouvait de grandes difficultés à s’exprimer. La troisième, atteinte de la maladie de Charcot, avait une demande très ambivalente: "Je veux, mais je ne veux pas."
La maladie que vous citez, Charcot, est souvent associée à la demande d’aide active à mourir. Le confirmez-vous?
Pendant cinq ans, j’ai été bénévole à Paris auprès de personnes atteintes de cette maladie. J’ai rencontré une seule personne qui souhaitait se suicider et qui est effectivement passée à l’acte. À l’inverse, de nombreux malades, même à des stades avancés, continuent à vouloir vivre. Chaque situation est extrêmement différente et doit être accompagnée dans sa spécificité.
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Elle nécessite qu’une convention soit passée entre l’établissement et l’association de bénévoles.
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E-mail: jalmalv06@gmail.com
Tél.: 07.56.96.04.70 / 06.08.75.82.96.
Il existe aussi une antenne de Jalmalv dans l’Est-Var. E-mail: jalmalv83@orange.fr ou tél.: 04.94.19.25.83.
Limiter le temps que l’on passe assis est aussi important pour la santé que pratiquer régulièrement une activité physique. Pour cela, il est nécessaire de ne pas rester immobile trop longtemps.
Plus de 20 % des adultes restent assis plus de 7 h par jour et 39 % passent plus de 3 h devant un écran, selon le dernier baromètre de Santé publique France, publié en juin dernier. Ce sont ces seuils qui définissent un niveau de sédentarité élevé, dont les effets délétères sur la santé deviennent de plus en plus évidents.
De multiples effets sur la santé
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le seul fait de rester assis plus de 3 h par jour est déjà responsable de 3,8 % des décès, toutes causes confondues et indépendamment du niveau d’activité physique. La sédentarité multiplie par 2,5 le risque de développer une maladie cardiovasculaire et par 2 la probabilité de devenir diabétique de type 2. Elle expose aussi à un risque accru de certains cancers et de troubles mentaux (anxiété, dépression).
Les mécanismes en cause sont multiples et tous ne sont pas encore identifiés. Mais il est démontré que la sédentarité altère la fonction des artères et augmente le stress oxydatif, tout comme la pression artérielle et la glycémie. Elle exerce aussi une influence sur la composition corporelle : le taux de masse grasse s’élève ; la masse maigre et la densité osseuse diminuent.
Différencier sédentarité et inactivité
Comment se définit précisément la sédentarité ? C’est le temps passé éveillé en position assise, inclinée ou allongée. Des positions qu’on adopte dans différentes situations de la vie quotidienne : dans les transports, lorsqu’on a un travail de bureau, devant un ordinateur, etc. Les loisirs ne sont pas en reste : regarder la télévision, jouer aux échecs, lire ou tricoter sont des activités sédentaires. Cela signifie que l’on peut être à la fois « actif » parce qu’on atteint les recommandations d’activité par semaine et « sédentaire » parce qu’on reste trop longtemps assis. Une personne qui pratique plusieurs heures de marche nordique par semaine est considérée comme sédentaire si elle est assise plus de 7 h par jour. L’activité ne compense donc pas la sédentarité. Même si être sédentaire et n’avoir aucune activité physique est évidemment le plus nocif pour la santé !
Un autre paramètre entre en compte dans cette définition : la dépense énergétique. Ainsi, la sédentarité se caractérise aussi par une faible dépense énergétique, c’est-à-dire égale ou inférieure à 1,5 MET (Metabolic Equivalent of Task). Le MET est l’unité de mesure de l’intensité physique d’une activité. Une personne assise sur une chaise et au repos consomme environ 1 MET, entre 1,5 MET à 2 METs quand elle est debout et 4 METs lorsqu’elle marche lentement. « Réaliser des exercices de musculation sur une presse, ce n’est pas être sédentaire, même si l’on est assis, parce que la dépense énergétique est importante », détaille Alicia Fillon, référente à l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps).
Les bons réflexes pour casser l’immobilité
Aller déjeuner à l’extérieur, ce qui permet de profiter aussi de la lumière du jour.
Programmer des notifications sur son téléphone portable pour se souvenir de se lever régulièrement.
Se munir d’une petite gourde d’eau et non d’une grande pour aller régulièrement la remplir quand on travaille sur son ordinateur.
Passer ses appels téléphoniques en marchant.
Se rendre aux toilettes les plus éloignées s'il y en a plusieurs à disposition : à l’étage du dessus ou au bout du couloir.
Placer sa corbeille à papier et son imprimante hors de portée de main, car cela oblige à se déplacer pour l’utiliser. Idem pour la télécommande de la télévision.
Rester debout dans les transports en commun.
Aller voir ses amis au lieu de leur envoyer des messages.
Faire des ruptures régulières
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Sédentarité
Profiter de toutes les occasions pour bouger
Sédentarité Profiter de toutes les occasions pour bouger Publié le 27 janvier 2025
Limiter le temps que l’on passe assis est aussi important pour la santé que pratiquer régulièrement une activité physique. Pour cela, il est nécessaire de ne pas rester immobile trop longtemps.
Plus de 20 % des adultes restent assis plus de 7 h par jour et 39 % passent plus de 3 h devant un écran, selon le dernier baromètre de Santé publique France, publié en juin dernier. Ce sont ces seuils qui définissent un niveau de sédentarité élevé, dont les effets délétères sur la santé deviennent de plus en plus évidents.
De multiples effets sur la santé
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le seul fait de rester assis plus de 3 h par jour est déjà responsable de 3,8 % des décès, toutes causes confondues et indépendamment du niveau d’activité physique. La sédentarité multiplie par 2,5 le risque de développer une maladie cardiovasculaire et par 2 la probabilité de devenir diabétique de type 2. Elle expose aussi à un risque accru de certains cancers et de troubles mentaux (anxiété, dépression).
Les mécanismes en cause sont multiples et tous ne sont pas encore identifiés. Mais il est démontré que la sédentarité altère la fonction des artères et augmente le stress oxydatif, tout comme la pression artérielle et la glycémie. Elle exerce aussi une influence sur la composition corporelle : le taux de masse grasse s’élève ; la masse maigre et la densité osseuse diminuent.
Différencier sédentarité et inactivité
Comment se définit précisément la sédentarité ? C’est le temps passé éveillé en position assise, inclinée ou allongée. Des positions qu’on adopte dans différentes situations de la vie quotidienne : dans les transports, lorsqu’on a un travail de bureau, devant un ordinateur, etc. Les loisirs ne sont pas en reste : regarder la télévision, jouer aux échecs, lire ou tricoter sont des activités sédentaires. Cela signifie que l’on peut être à la fois « actif » parce qu’on atteint les recommandations d’activité par semaine et « sédentaire » parce qu’on reste trop longtemps assis. Une personne qui pratique plusieurs heures de marche nordique par semaine est considérée comme sédentaire si elle est assise plus de 7 h par jour. L’activité ne compense donc pas la sédentarité. Même si être sédentaire et n’avoir aucune activité physique est évidemment le plus nocif pour la santé !
Un autre paramètre entre en compte dans cette définition : la dépense énergétique. Ainsi, la sédentarité se caractérise aussi par une faible dépense énergétique, c’est-à-dire égale ou inférieure à 1,5 MET (Metabolic Equivalent of Task). Le MET est l’unité de mesure de l’intensité physique d’une activité. Une personne assise sur une chaise et au repos consomme environ 1 MET, entre 1,5 MET à 2 METs quand elle est debout et 4 METs lorsqu’elle marche lentement. « Réaliser des exercices de musculation sur une presse, ce n’est pas être sédentaire, même si l’on est assis, parce que la dépense énergétique est importante », détaille Alicia Fillon, référente à l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps).
Les bons réflexes pour casser l’immobilité
Aller déjeuner à l’extérieur, ce qui permet de profiter aussi de la lumière du jour.
Programmer des notifications sur son téléphone portable pour se souvenir de se lever régulièrement.
Se munir d’une petite gourde d’eau et non d’une grande pour aller régulièrement la remplir quand on travaille sur son ordinateur.
Passer ses appels téléphoniques en marchant.
Se rendre aux toilettes les plus éloignées s'il y en a plusieurs à disposition : à l’étage du dessus ou au bout du couloir.
Placer sa corbeille à papier et son imprimante hors de portée de main, car cela oblige à se déplacer pour l’utiliser. Idem pour la télécommande de la télévision.
Rester debout dans les transports en commun.
Aller voir ses amis au lieu de leur envoyer des messages.
Faire des ruptures régulières
« Il n’y a pas de consensus international sur la durée de sédentarité à ne pas dépasser, poursuit Alicia Fillon. Toutefois, de nombreux travaux montrent que les impacts de la sédentarité sur la santé sont d’autant plus importants que l’on reste sans bouger des heures sans discontinuer. » En effet, en cas d’immobilité prolongée, toutes les fonctions physiologiques se mettent au ralenti. Les muscles étant au repos, ils ne se contractent pas et ne permettent pas de bien propulser le sang jusqu’au cœur. Au contraire, se lever et bouger relance la pompe. C’est pourquoi il est fortement conseillé de rompre cet état sédentaire par des pauses d’au moins 1 à 3 minutes toutes les 30 minutes à 1 heure. Pauses pendant lesquelles on passe de la position assise à la position debout avec une activité physique d’intensité faible. Par exemple, se lever pour étendre le linge ou descendre la poubelle.
Ces activités physiques légères qui vont se substituer aux comportements sédentaires font la différence en termes de santé. Le choix de ces activités est vaste : promener son chien, laver la vaisselle, repasser, couper quelques fleurs fanées, improviser une partie de pétanque, etc.
Bon à savoir Pour estimer approximativement sa sédentarité sur une journée, on peut calculer le nombre de fois où l’on reste assis ou allongé pendant plus de 1 h sans se lever. Par exemple : je travaille à mon bureau de 9 h à 12 h, je conduis pendant 2 h d’affilée et je regarde un film de 3 h le soir sans me lever. Total : 3 + 2 + 3 = 8 fois. Pour une estimation plus précise, vous pouvez faire le test ci-dessous.
Lutter contre les réflexes insidieux
Les avancées technologiques et l’informatisation de nombreuses tâches nous conduisent à être de plus en plus sédentaires. Les exemples ne manquent pas, du robot pour tondre le gazon à la fermeture centralisée des volets. « Certes, ces progrès technologiques nous font gagner du temps, dit Alicia Fillon. Mais ces petites pertes de mouvements, mises bout à bout, nous amènent insidieusement à bouger de moins en moins. » Le but est de les traquer : faire ses courses en poussant son chariot plutôt qu’opter pour le drive ou, pire, pour la livraison à domicile après achat sur Internet ; trier soigneusement ses déchets pour devoir aller les jeter régulièrement dans une borne de recyclage adéquate ; emprunter les escaliers au lieu de l’ascenseur. Le bureau debout peut être une bonne solution pour limiter les temps assis. La règle à retenir est que l’important est de bouger fréquemment.
C’est la saison qui veut ça. Janvier est là, avec son cortège de maladies hivernales prêtes à malmener nos organismes, déjà fragilisés par les abus pendant les fêtes de fin d’année. Grippe ou Covid, gastro-entérites, infections ORL et pneumopathies: comment organiser la résistance et repousser virus et bactéries? Suivez le plan de bataille de Sophie Schaeffer, micronutritionniste, pour booster les défenses d’un système immunitaire qu’elle présente comme le château fort qui nous protège des agressions.
"Les forces – et faiblesses – de notre système immunitaire sont liées notamment à l’hygiène de vie. La qualité de l’alimentation, du sommeil et le niveau de stress (un ennemi du système immunitaire) contribuent à une immunité plus ou moins importante", explique-t-elle en préambule.
Elle poursuit avec la même image du château fort: la peau et les muqueuses – dont les muqueuses digestives – sont les remparts de nos forteresses immunitaires, également protégées par une armée: les cellules nommées macrophages, qu’on peut comparer aux soldats de première ligne, et les anticorps, qui font figure de tireurs d’élite. En cas d’agressions par un virus ou une bactérie, ce sont ces "soldats" qui déclenchent toute la cascade immunitaire.
Deux stratégies
De cette présentation très "guerrière" découlent deux stratégies dans lesquelles l’alimentation joue un rôle essentiel: la première pour entretenir et soutenir le système immunitaire, et éviter de tomber malade, la seconde pour l’aider à se remettre d’un épisode infectieux.
Pour renforcer son immunité, la vitamine C, le fer et le zinc sont les micronutriments stars. "Mais le nerf de la guerre, c’est la vitamine D, un acteur fondamental. Contrôler son taux de vitamine D à l’entrée de l’hiver et se supplémenter si besoin est la première des précautions, sachant que 80% de la population est carencée", souligne Sophie Schaeffer.
Après une infection, bien manger est encore plus important qu’à l’accoutumée, pour remettre à niveau son statut nutritionnel. Elle rappelle en effet que "60% des cellules immunitaires sont localisées dans l’intestin, siège du microbiote, de la muqueuse intestinale et du système immunitaire, un écosystème dont l’intégrité, primordiale, passe par l’alimentation".
Premiers alliés: les antioxydants. "Globalement, il faut une alimentation riche en micronutriments, en vitamines et en minéraux pour relancer le métabolisme." Ce qui se traduit dans l’assiette par la consommation de végétaux, de fibres et de probiotiques (type choucroute, miso, kombucha, kéfir).
Dans l’assiette, selon la maladie
Pour reprendre des forces après une grippe ou la Covid, il faut miser en priorité sur la vitamine C et sur les protéines de qualité: volailles, poisson et œufs.
Au contraire, après une gastro-entérite, on évitera les œufs et toutes les protéines grasses (viandes rouges...). "La bonne recette, c’est le bouillon de nos grands-mères: il apporte des protéines, des minéraux, il est riche en micronutriments, facile à digérer et il réhydrate. Boire suffisamment est essentiel."
Il peut être intéressant également d’éviter la consommation de sucres et de produits laitiers, moins faciles à digérer: "En soulageant le système digestif, on contribue aussi à une meilleure immunité. Au cours d’une infection ORL, les produits laitiers ont par ailleurs tendance à épaissir les sécrétions."
Une alimentation adaptée contribue à reprendre rapidement des forces, mais rappelle encore Sophie Schaeffer, il ne faut pas négliger le repos… du guerrier!
Des plantes à la rescousse
Les propriétés antioxydantes et anti inflammatoires de l’échinacée, du sureau et du cassis (qui a également des vertus fluidifiantes) en font des alliés intéressants pour booster son immunité et lutter contre les virus de l’hiver. Il faut y ajouter l’éleuthérocoque, une plante adaptogène qui agit sur les états de fatigue. Elle est idéale en période de convalescence.
Après un épisode infectieux durant lequel l’organisme a surconsommé des micronutriments, le plasma d’eau de mer, une solution riche en minéraux et en oligo-éléments peut contribuer à remettre à niveau un statut nutritionnel déséquilibré.
Elle pourrait bouleverser à terme le champ de la prévention mais aussi du diagnostic et du pronostic. Son nom: métabolomique. Sa définition, c’est l’un des spécialistes français de cette approche qui la donne, le Dr Thierry Pourcher, directeur de l’UMR-4320 (Unité mixte de recherche du CEA) à l’Université Côte d’Azur. "Elle désigne l’analyse, par spectrométrie à haute résolution, des petites molécules (sucres, acides aminés, dérivés de sucre, lipides…) présentes dans différents échantillons biologiques: salive, cheveux, larmes, sang, ou encore échantillons de lésions tumorales. Cette approche permet d’obtenir une sorte de photographie du fonctionnement cellulaire et donc de détecter d’éventuelles perturbations."
Les applications cliniques futures sont majeures, et font l’objet de recherches qui, pour certaines, ont déjà porté leurs fruits. Thierry Pourcher et Sonia Dagnino, spécialiste de l’exposome (lire ci-dessous) citent des exemples d’études menées en collaboration avec des médecins.
Cancer du sein: prédire le risque de récidive
Une étude, conduite par le Dr Caroline Bailleux, oncologue au CAL, a analysé des échantillons de patientes atteintes de cancer du sein localisé (suivies à Nice) ou localement avancés, en utilisant la métabolomique. "Des marqueurs métaboliques d’agressivité tumorale liés au risque de récidive ont été identifiés. Ces résultats, qui devront être confirmés par de plus larges études, pourraient aider à améliorer la prise en charge des patientes."
Thyroïde: discriminer entre cancer et tumeur bénigne
Une autre étude, menée par le Dr Grégoire d’Andréa, chirurgien ORL à l’IUFC à Nice, s’intéresse, elle, au cancer de la thyroïde. "Son projet utilise la métabolomique et l’analyse de certaines modifications post-traductionnelles (changements chimiques apportés à une protéine après sa fabrication par la cellule, Ndlr) pour développer des tests discriminant entre une thyroïde normale et une thyroïde tumorale. L’objectif est d’éviter des ablations totales inutiles de la thyroïde, réduisant ainsi le besoin de médication à vie. Un brevet est en préparation."
Prédiction de la sévérité de la Covid-19
C’est à une pathologie infectieuse que le D Céline Occelli, urgentiste au CHU de Nice, s’est, quant à elle intéressée. "Elle a développé un test diagnostique et pronostique de la Covid-19 basé sur l’analyse du plasma et des urines. Ce test permet de prédire la sévérité de l’infection en identifiant des biomarqueurs précoces associés à une évolution défavorable."
D’autres recherches explorent le lien entre sévérité de la Covid et exposition à certains polluants environnementaux, en s’appuyant sur des données épidémiologiques montrant des cas graves dans des zones fortement polluées, comme le nord de l’Italie.
Des signaux d’alerte avant la survenue de la maladie
Au-delà des aspects diagnostiques et pronostiques, la métabolomique est vecteur de sérieux espoirs dans le champ de la prévention, en permettant de repérer des signaux d’alerte très en amont des pathologies. "Les maladies infectieuses, les cancers et même certains troubles cardiovasculaires laissent des traces dans les fluides biologiques bien avant l’apparition des symptômes cliniques, développe Sonia Dagnino. Par exemple, dans la cohorte EPIC (500.000 personnes suivies sur plusieurs années) , des biomarqueurs métaboliques ont été identifiés jusqu’à 10 ans avant le diagnostic de cancers comme celui du poumon ou du sein. Certaines molécules sont surexprimées ou sous-exprimées, indiquant un risque accru de développer la maladie, même chez des individus asymptomatiques."
Outil très prometteur pour la prévention, la détection précoce et le suivi de nombreuses pathologies, "la métabolomique devra néanmoins attendre des validations complémentaires, sur de larges cohortes internationales, avant une application clinique généralisée", tempèrent les scientifiques.
Mais, il y a fort à parier qu’elle révolutionnera alors l’approche préventive et thérapeutique de nombreuses pathologies.
- L’étude européenne prospective sur le cancer et la nutrition (EPIC) est une étude de cohorte prospective à l’échelle européenne sur les relations entre l’alimentation et le cancer, ainsi que d’autres maladies chroniques, telles que les maladies cardiovasculaires. Avec plus d’un demi-million de participants, il s’agit de la plus grande étude sur l’alimentation et les maladies jamais entreprise.
Le Dr Hervé Haas, pédiatre infectiologue au CHU de Nice, plébiscite la nouvelle version du carnet de santé, entrée en vigueur le 1er janvier 2025. Enrichie de nombreuses informations et de conseils destinés aux parents et aux professionnels de santé qui les accompagnent dans le suivi du développement de leur enfant, "elle est extrêmement complète commente-t-il. Je trouve très positif qu’on élargisse autant le spectre des informations."
Des conseils adaptés aux enjeux sanitaires et sociétaux
Au-delà des pages consacrées aux vaccinations, aux maladies infantiles ou aux courbes de croissance, le carnet de santé délivre, pour chaque tranche d’âge de très nombreux conseils adaptés aux enjeux sanitaires et sociétaux.
"Il aborde la question des écrans, de l’introduction des aliments, du sommeil, de l’éducation sans violence et donne des repères pour dépister les troubles sensoriels ou du neuro-développement, liste le pédiatre. Plus précocement ces troubles sont pris en charge, meilleure est l’évolution. Ce sont des repères utiles pour les parents mais également pour les professionnels, pédiatres ou médecins généralistes pas forcément spécialisés dans le dépistage de ces troubles."
Vingt examens obligatoires
Côté médical, le suivi de l’enfant s’enrichit d’un nouvel examen obligatoire, à l’âge de six ans. Il vise à renforcer la prévention au moment où la plupart des enfants entrent à l’école primaire. Les vingt examens ainsi programmés jusqu’à l’adolescence sont désormais tous détaillés. « C’est un guide qui permet de dépister un certain nombre de troubles et d’aborder de nombreux sujets en donnant des conseils de prévention, par exemple au cours de la première année sur la mort inattendue du nourrisson, l’exposition aux polluants ou encore le syndrome du bé
À l’adolescence, l’information porte sur la puberté, les changements physiques et psychologiques. "Beaucoup d’ados sont en souffrance psychologique. Le fait se sensibiliser les familles, d’indiquer des numéros de téléphone permet que l’ado ou ses parents ne se sentent pas seuls face aux difficultés."
D’une manière générale, "ce carnet de santé prend en compte un raisonnement primordial: l’enfant est intégré dans un environnement qui a un impact sur son développement et son bien-être, tout comme lui-même a un impact sur son environnement, sur sa famille, conclut le Dr Haas. Il intègre ainsi des informations sur la dépression post-partum, il sensibilise aux difficultés qu’on peut avoir en tant que parent. C’est presque un livre qui accompagne les parents! Il reste très important pour éviter de perdre des infos et assurer le suivi tout au long de la vie, pas seulement durant l’enfance."
4 infos à retenir
- Les informations contenues dans le carnet de santé sont confidentielles et couvertes par le secret médical.
- Le carnet de santé est délivré gratuitement à la maternité par le conseil départemental.
- La dématérialisation du carnet de santé devrait être intégrée, d’ici fin 2026, dans l’espace numérique en santé (Mon Espace Santé) de l’enfant.
- La copie des deux doubles pages consacrées aux vaccinations a valeur de certificat de vaccination, notamment pour l’admission en collectivité d’enfants.
Nous ne sommes pas démunis face au cancer. La quasi-totalité des espèces animales, y compris l’humain, possède des barrières naturelles contre la prolifération anarchique des cellules. Pour devenir cancéreuses, les cellules doivent donc contourner ces mécanismes de protection. Le plus connu d’entre eux, la sénescence, implique les télomères, sortes de "capuchons" situés à l’extrémité de nos chromosomes. "Ils jouent un rôle crucial dans le développement des cancers. Normalement, à chaque division cellulaire, les télomères raccourcissent. Lorsqu’ils deviennent trop courts, les cellules cessent de se diviser, meurent ou se transforment en cellules non cancéreuses", explique Miguel Godinho Ferreira, directeur de recherche à l’IRCAN (Institute for Research on Cancer and Aging) à Nice.
Pour contourner cette barrière naturelle, la plupart des cancers (environ 90%) utilisent une enzyme appelée télomérase, capable d’allonger leurs télomères. "Preuve des besoins en télomérase pour le développement tumoral, les mutations induisant l’expression de cette enzyme sont désormais reconnues comme l’altération génétique la plus courante dans tous les cancers, poursuit le chercheur, reconnu mondialement pour ses travaux sur ces mécanismes cruciaux. À l’opposé, certains cancers, comme le neuroblastome, qui ne disposent pas de mécanismes de maintien des télomères, ont souvent un meilleur pronostic, car ils régressent spontanément ou sont plus faciles à traiter."
La télomérase, essentielle à des stades avancés
Bien que les connaissances sur ces processus ne cessent de s’accumuler, une question importante demeure: "On ne sait toujours pas à quel moment précis du développement d’une tumeur, les mécanismes de maintien des télomères deviennent indispensables".
Pour répondre à cette question, Miguel Godinho Ferreira et son équipe ont étudié l’apparition de mélanomes (cancers de la peau) chez le poisson-zèbre, un modèle largement utilisé pour explorer les voies moléculaires du cancer.
Une nouvelle voie thérapeutique
"Nos travaux ont montré que les mélanomes, à leurs débuts, peuvent se développer sans activer ces mécanismes; les tumeurs se forment et progressent normalement, même sans télomérase. Ce n’est qu’à des stades avancés, lorsque les télomères atteignent une taille critique, que la télomérase devient essentielle. Les cellules cancéreuses doivent alors réactiver cette enzyme pour continuer à se diviser. Si elles échouent à le faire, la croissance des tumeurs s’arrête et les tumeurs peuvent même régresser, voire disparaître."
Ces découvertes ouvrent de nouvelles pistes thérapeutiques: il pourrait être envisageable de cibler la télomérase au moment opportun ou de renforcer la réponse immunitaire. "En plus de leur rôle dans la croissance des cancers, les mécanismes de maintien des télomères peuvent aussi influencer la réponse aux immunothérapies [traitements qui stimulent le système immunitaire pour combattre le cancer, N.D.L.R.]. Certains cancers activent très tôt la télomérase, ce qui les rend plus résistants à l’immunothérapie."
Les découvertes de l’équipe de scientifiques niçois ont été publiées en décembre dernier dans l’excellente revue Cell Reports, preuve de leur importance.