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À Blois, un collectif citoyen a mis sur pied un service d’autopartage. Une mise en commun économique pour ses usagers, qui permet de réduire le nombre de voitures en ville.
Avec l’aide, notamment, de la Ligue de protection des oiseaux, la Ville a fait poser une quinzaine de nids chez des particuliers, pour attirer des volatiles très utiles à l’écosystème local.
Les hirondelles sont le meilleur insecticide, naturel et gratuit, entre mars et septembre : « Chacune peut consommer entre 100 à 200 moustiques par jour. À l’heure où le tigre progresse et représente un grand enjeu sanitaire, leur rôle est encore plus crucial. Favoriser leur présence, c’est aussi limiter le recours aux pesticides. »
Quand la LPO leur souffle l’idée d’installer des nids artificiels à proximité des deux seuls restants, car les volatiles ont l’instinct grégaire et se regroupent, la Ville suit ces recommandations, grâce à un partenariat avec le Crédit Mutuel, le fonds de dotation de Mouans-Sartoux et le soutien de l’association « Nous voulons des Coquelicots ».
Un tiers de bière, un tiers de vin et autre de grenadine. C’est le cocktail tendance ce printemps. Une mixture faite maison qui fait tomber les frelons asiatiques comme des mouches en les emprisonnant.
« Mais arrêtons de l’appeler « asiatique » car il y en a beaucoup de différents en Asie et celui qui envahit notre flore et saccage nos ruches devrait s’appeler frelon aux pattes jaunes, c’est son signe distinctif en bas d’un corps noir, ce qui permet de ne pas confondre avec le frelon européen. »
C’est la première précision de Suzie Ravier, Julia Muller et Patricia Le Lubois de Marsilly, trois apicultrices remontées, qui lancent une guerre de territoire contre cette menace envahissante pour la biodiversité, ennemie implacable des abeilles et autres insectes pollinisateurs.
Suzie Ravier est passée de la déprime à la colère accompagnée d’une phase test : « C’est dévastateur de retrouver sa ruche anéantie par cette bestiole. J’ai capturé 500 reines l’an dernier. Pour chacune c’est un nid en moins et un nid donne naissance de 500 à 600 nouvelles reines et donc potentiellement 500 à 600 nouveaux nids. »
Cette année, la productrice de miel valbonnais opte pour le combat collectif contre cette espèce invasive, à la prolifération exponentielle, « un fléau ».
« On va mailler le territoire »
« La commune a signé une convention de partenariat avec l’association Les Amis de la faune et acheté cent pièges pour un peu plus de 2.000 euros et nous sommes une dizaine de bénévoles pour assurer la pose dans des lieux identifiés ainsi que le suivi ».
Car ensemble elles pensent stratégie : « On va mailler le territoire, jusque dans la forêt et après il faudra les contrôler, les vider, comptabiliser et faire des statistiques afin de cartographier les lieux les plus peuplés pour être encore plus efficace l’année prochaine. »
« Dès que les températures remontent, c’est l’époque des petits nids primaires à faible hauteur [en médaillon]. Chaque fondatrice fabrique le sien où elle va pondre par centaines, il faut donc l’attraper avant, avec un piégeage sur deux mois », répond Julia.
« Les femelles fécondées avant d’hiberner, partent seules dans des endroits indécelables, décrit Patricia. Réveillées vers mars-avril, affamées, elles cherchent de la nourriture tous azimuts, puis c’est à l’été qu’apparaîtront les nids secondaires volumineux, de 2.000 à 13.000 individus et qui pèsent jusqu’à 10 kg, en hauteur, souvent dans les arbres, difficile d’accès et dangereux. En octobre, quand seules les femelles fécondées survivent, il faudra une autre campagne automnale adaptée ».
Des pièges sélectifs
« Pas question de faire prisonnier les autres insectes, le dispositif ne retient que ce nuisible, question de taille. Les petits ressortent sur le côté et le frelon européen est trop gros pour entrer, rassure le trio. Et surtout ne manipulez pas les pièges installés sur la commune ».
D’autres systèmes existent mais l’objectif est toujours le même : éradiquer l’hyménoptère tueur : « L’enjeu c’est la survie de nos abeilles, de la pollinisation de tout ce qui en découle et de notre activité. »
Toujours signaler les nids
Le frelon asiatique à pattes jaunes ou Vespa velutina, apparu accidentellement en France au début des années 2000, n’attaque pas l’homme, s’il n’est pas menacé et si la douleur de sa piqûre est celle d’une guêpe, son dard de 6 mm peut frapper plusieurs fois d’affilée.
N’intervenez pas et signaler la présence des nids car s’ils se sentent en danger, ils peuvent charger massivement et poursuivre l’attaquant.
Contacter l’association lesamisdelafaune06@gmail.com, qui procédera à son retrait ou vous orientera vers un professionnel habilité.
Association Les Amis de la Faune rattaché à M. Cesaro, maire de Valbonne écologiste depuis 2020
Dans le monde de l’automobile, les contrats en leasing (LOA/LLD) explosent. Derrière des loyers souvent attractifs se cachent parfois des pièges auxquels les consommateurs ne s’attendent pas. Une grande étude menée par UFC-Que Choisir auprès de 1 285 automobilistes pointe du doigt les défaillances d’un système trop peu flexible face aux aléas de la vie. Comment faire évoluer les choses ?
LOA et LLD, le piège ?
La photographie dressée par l’UFC-Que Choisir dépasse le simple cadre du litige ponctuel. L’association décrit une mécanique contractuelle devenue « systémique » dans le financement automobile (les contrats en LOA/LLD représentaient 66 % des ventes neuves en 2024) mais dont la promesse de simplicité masque une rigidité inquiétante.
Derrière des mensualités mises en avant comme un argument commercial, l’étude montre que le coût réel se recompose souvent au fil du contrat : apport initial, entretien imposé, assurance, dépassement kilométrique et, surtout, les fameux frais de restitution. Au fil des mois, le leasing peut ainsi se transformer en véritable source de tensions pour les clients.
L’étude montre que le point de rupture le plus sensible est la gestion des aléas de la vie. Perte d’emploi, séparation, maladie, déménagement ou décès transforment un engagement de 36 à 48 mois en piège financier. L’enquête souligne que les possibilités de sortie anticipée demeurent très limitées et s’accompagnent souvent de pénalités élevées. Plus problématique encore, certains contrats maintiennent l’obligation de payer les loyers même lorsque le véhicule est immobilisé pendant plusieurs semaines à la suite d’une panne. Cette logique, parfaitement légale dans la plupart des montages contractuels, fait peser sur le locataire des risques qui relèvent normalement du bailleur ou du constructeur.
Des abus sur les frais de restitution…
La restitution cristallise à elle seule une grande partie du mécontentement. L’UFC-Que Choisir relève qu’un quart des locataires interrogés ont contesté les frais facturés à la fin du bail, pour un montant moyen de 1 200 euros. En cause, la notion « d’usure normale » souvent floue, des barèmes peu lisibles et des expertises réalisées dans des conditions souvent déséquilibrées. On constate que la frontière entre une micro-rayure liée à l’usage quotidien et une remise en état facturable reste trop souvent à l’appréciation du professionnel. C’est l’un des angles morts d’un système où la valeur résiduelle du véhicule conditionne la rentabilité de l’opération pour le constructeur.
Les véhicules 100 % électriques au cœur du sujet
Les Français qui ont bénéficié du leasing social sont concernés. L’UFC consacre une partie complète à ce dispositif et rappelle que « sur le plan contractuel, il ne s’agit pas d’un nouveau contrat, le consommateur signe une LOA ou une LLD avec un professionnel et demeure soumis aux mécanismes habituels du leasing ». Toutefois, l’aide publique permet de diminuer une partie du coût et le cadre prévoit davantage de garde-fous (droit de rétractation, possibilités de résiliation dans certains cas). Mais cela ne supprime ni les frais de restitution ni le risque de dépassement kilométrique. On sait pourtant que le leasing social s’adresse à un public ayant assez peu de marges budgétaires.
Rappelons également que les personnes qui font le choix de passer à l’électrique peuvent être particulièrement attirées par les contrats en LOA ou LLD. En effet, avec la rapidité des évolutions technologiques sur l’autonomie, la recharge ou la durée de vie et la capacité des batteries, ces deux options permettent aux électromobilistes de « ne pas rester bloqués » avec une technologie qui pourrait être dépassée… Mais à quel prix ?
Comment changer les règles du jeu ?
Au-delà du constat, l’UFC-Que Choisir avance une feuille de route très concrète pour rééquilibrer le rapport de force entre bailleurs et automobilistes. L’association demande d’abord la création d’un véritable droit à la résiliation anticipée sans pénalités en cas d’accident de la vie (décès, invalidité, perte d’emploi ou force majeure) afin d’éviter qu’un contrat de LOA ou de LLD ne se transforme en impasse financière.
Deuxièmement, elle réclame aussi une information précontractuelle standardisée, avec un affichage clair du coût total de la location, des frais potentiels de restitution et du prix réel d’une sortie avant terme. Troisièmement, l’UFC veut interdire les clauses qui transfèrent sur le locataire les risques de panne et de vice du véhicule. Enfin, l’association plaide pour un socle de protections proche de celui du crédit à la consommation.
Dans le cadre du projet de la Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur, de nombreux aménagements seront créés pour, notamment, mettre en service une véritable navette ferroviaire entre Cannes et Menton à l’horizon 2035. Les travaux devraient commencer entre 2026 et 2028.
Invité des déjeuners Cannes Radio/Nice-Matin, le nouveau maire de Mougins Christophe Ulivieri, déborde d’envie et fourmille d’idées, notamment puisées lors de sa campagne auprès des habitants. Chauves-souris, Eco’Parc, festivités...
Frais comme un gardon, sourire permanent, Christophe Ulivieri irradie le bonheur d’être maire de Mougins, après une campagne qu’il a lancée il y a... quasiment un an ! En réunion publique, sur les réseaux sociaux, dans la forêt, en crêpes party, apéros festifs ou thé dansant, le candidat s’est décliné sur le terrain façon Martine, et ça a payé. Élu dès le premier tour avec plus de 60 % des suffrages. Une vraie légitimité, pour celui que le maire sortant avait désigné comme successeur.
« Au fil des rencontres avec les Mouginois, j’ai voulu toucher tout le monde et montrer que la politique c’est du sérieux, pas juste un petit tour de piste avant élection. Je ne suis pas sportif de nature, mais là, j’ai fait un vrai marathon ! », souligne celui qui entend profiter de son expérience d’ancien directeur de cabinet, directeur général des services et premier adjoint de Richard Galy pour être tout de suite opérationnel, au sein d’une ville qu’il connaît (et aime) par cœur. Et pour lui qui souhaite instaurer un festival du conte, devenir maire de Mougins était un rêve d’enfant du village, issue d’une « lignée d’immigrants italiens qui crevaient la faim ».
Les chauves-souris déployées contre les moustiques
« Mon grand-père Armand, dont j’étais très proche, m’a toujours dit : si tu peux rendre un jour ce que la vie t’a donné. Mon père lui-même était très engagé dans la réserve citoyenne, et depuis toujours, je sais que j’ai un destin à accomplir, confie cet ancien instituteur. J’ai une vocation à servir le public qui est totalement ancrée en moi. »
Pour autant, l’édile veut se nourrir de ses échanges avec ses administrés. Et parmi 800 idées récoltées, il entend bien en appliquer quelques-unes. Quitte à enfiler la cape de Batman, pour lutter contre les moustiques !
« Mougins est une ville d’eau et pour éviter leur prolifération, une habitante m’a suggéré d’installer partout des niches à chauves-souris, qui peuvent ingurgiter jusqu’à 2 000 moustiques par jour ! » Avec en prime la nomination d’un « Monsieur Moustique », dont la mission sera de conseiller la population et de repérer les foyers sensibles de mai à octobre.
Autre projet « issu de la base », l’agrandissement et l’aménagement extérieur de la médiathèque. « Beaucoup d’usagers me disent c’est bien, mais elle est un peu petite, alors on va plutôt à Mouans-Sartoux. Il s’agit de créer un lieu convivial moderne avec un amphithéâtre, un jardin des sens et senteurs, une ludothèque où l’on peut emprunter des jeux à domicile. »
Joueur, Christophe Ulivieri est aussi un gourmand (il raffole des tartes aux fruits), tout en veillant à entretenir sa silhouette (amincie) de campagne. Si Les Étoiles de Mougins ne sont pas reconduites en 2026, il réfléchit à un nouveau concept de gastronomie qui mettrait en valeur les chefs, leur savoir-faire, mais aussi leurs produits, « car l’une de mes plus belles réalisations de premier adjoint, c’est la ferme communale qui fournit 50 % de produits frais aux cantines. »
Sports et détente à l’Eco’parc
Pour éliminer les calories ? Le projet sur l’Eco’parc, avec un prix d’achat « bien négocié » à 2,7 millions d’euros, qui va transformer « le bâtiment biscornu » de 5.000 m² et son terrain de 1,5 ha en centre de sport, santé, loisirs avec un nouveau gymnase pluridisciplinaire dans la grande salle, une piste de roller, l’académie d’escrime « mise à l’honneur pour ses valeurs », du tir à l’arc et de l’accrobranche en pinède, l’exploitation nautique du plan d’eau et un écocafé avec des cellules de coworking. « On pourra tous y travailler le matin, faire du sport entre midi et deux mais surtout s’y retrouver dans un lieu magnifique, car mon fil rouge, c’est le vivre ensemble. »
Quid du vieux village, aux allures de musée déserté hors saison ? « À nous de le faire vivre en y mettant de la joie avec un banquet populaire qui associe les restaurateurs, un week-end des artistes pour exposer leur talent, une expo de vieilles photos au lavoir et la revalorisation du Musée Gottlob et d’archéologie. »
Sans oublier la refonte du Val de Mougins, « où on ne fera pas comme au cœur de vie, mais on lui redonnera son âme d’antan », avec parking, fontaine, jeu de boules, habitats et commerces. Bref, du pain sur la planche pour Christophe Ulivieri. Comme un nouveau marathon de 7 ans...
La Twingo électrique fait partie de la dernière liste des modèles "ayant atteint le score environnemental minimal" publiée au Journal Officiel.
Cannes Le Palais des Victoires accueille une épreuve qualificative pour le championnat de France de sabre laser demain. Les Guardians locaux s’y préparent déjà au gymnase Capron. Au-delà du mythe, un vrai sport.
Oui, mais attention. Même si la galaxie imaginée par George Lucas n’est finalement pas si lointaine dans les esprits, on revendique néanmoins un vrai sport, qui n’est pas que folklore.
« En réalité, maintenant qu’on manie le sabre laser, on est un peu saoulé par la mythologie Star Wars, d’autant qu’au début, beaucoup de gens ne nous prenaient pas au sérieux, et il a donc fallu s’en détacher, souffle Paul-Eloi. Nous, on veut plutôt écrire l’histoire de ce sport ».
Avec 4.000 licenciés, ce retour des Jedis connaît une véritable ascension en France. Et le sabre laser est rattaché à la Fédération française d’escrime, au même titre que ses autres fines lames, épée, sabre ou fleuret.
« Nous avons été le premier pays à officialiser ainsi cette discipline, d’après la pratique née aux États-Unis, précise Pauline. On aimerait bien participer aussi aux Jeux Olympiques, mais notre premier championnat de France date de 2023, c’est tout récent ».
Marion Baron dirige l’école Plantes et santé naturelle, à Valbonne. Elle cultive aussi des plantes médicinales sur un terrain de la Ville et organise des ateliers.
École Plantes et Santé naturelle 736 chemin du Caladou. Atelier samedi 20 décembre 2025 dès 10 h 30 (tarif 8 euros). Tél. 06 41 71 14 31. ecole.plantes.sante@gmail.com
Avec ce projet de « vétérinaire mobile », l’association Au plaisir Sam & Co et sa fondatrice, Sandrine Rousseau, veulent sillonner les rues de la ville et transporter ou s’occuper, sur place, des animaux en détresse.
Alors que des vidéos témoignant des violences policières lors des manifestations du 25 mars 2023 contre les méga-bassines de Sainte-Soline ont été publiées par Médiapart et Libération, on s'intéresse à la répression croissante des militants écologistes depuis 2019 avec la journaliste Émilie Petit.
Un investissement pour l’avenir. Le 13 novembre, l’association cannoise NaturDive a reçu un chèque exceptionnel de 50 000 euros de la part de la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale, dans le cadre de son troisième appel à projet Biodiversité lancé en janvier 2025.
Un appel qui portait sur le thème « Faune et flore en danger : protéger et préserver les espèces menacées ».
L’association a été récompensée pour son projet consacré au corail de Méditerranée Cladocora caespitosa.
« Notre projet vise l’étude et la compréhension de l’écosystème que nous avons découvert dans le port de la Rague à Mandelieu-la-Napoule, où l’on dénombre plus de 200 colonies, expose Damien Eloire, directeur adjoint et cofondateur de l’association. Nous allons essayer de comprendre pourquoi ces colonies sont beaucoup plus résilientes que celles situées à l’extérieur du port. »
Un corail endémique, en danger d’extinction
Ce corail joue en effet un rôle essentiel pour la Méditerranée, et sa protection est devenue primordiale.
« En termes de biodiversité, c’est un corail unique, endémique, que l’on ne trouve qu’en Méditerranée et qui a été classé espèce protégée en juillet 2025 parce qu’il est en danger d’extinction, rappelle celui qui est aussi docteur en écologie marine. Il est très important de préserver ces coraux, car ils représentent des ressources encore inexplorées en termes de molécules, potentiellement utiles pour de futures recherches dans les domaines de la médecine, des technologies ou encore de la cosmétique. »
Un programme de recherche sur trois ans
Grâce à ses plongeurs professionnels et à ses biologistes marins, l’association cannoise agit, au quotidien, « pour la protection et la restauration des écosystèmes marins, développe la connaissance naturaliste et scientifique pour une meilleure compréhension des milieux, tout en menant des actions d’éducation à l’environnement et de sensibilisation du grand public ».
Elle va désormais pouvoir lancer un programme de recherche qui s’étalera sur trois ans.
« Nous allons cartographier les colonies de Cladocora caespitosa sur la Côte d’Azur, mettre en place des méthodologies pour déplacer ou bouturer des colonies, développer des solutions de restauration innovantes afin d’assurer leur survie et d’accroître la résilience des milieux portuaires, et mener des actions d’éducation à l’environnement et de sensibilisation pour promouvoir leur préservation. »
Avec ce projet, NaturDive fait partie des 60 lauréats (sur 230 candidatures) sélectionnés par la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale, qui a décidé d’allouer un total de 2 millions d’euros.
Près de Marseille, un discret centre de primatologie héberge et élève depuis des décennies des centaines de primates destinés à des expériences scientifiques en laboratoire.
Quelque 3.500 singes ont été utilisés en 2023 à des fins scientifiques en France, notamment en neurosciences, immunologie ou encore pour certaines phases précliniques de tests de vaccins et médicaments. La majorité d’entre eux ont fini euthanasiés pour leur éviter une souffrance trop importante.
Depuis mai 2025, DJ Baguette propose un Tour de France des boulangeries, en posant ses platines au milieu des pains et croissants. Cette semaine, il s'installe à la Roquette-sur-Siagne et Menton.
Un bon moyen de "renforcer les liens"
C'est déjà le principe de son métier de DJ, mais lui ne se contente pas des boîtes de nuits : depuis le printemps 2025, Dorian Gamon (alias DJ Baguette) innove en proposant un Tour de France des boulangeries, avec des mix de près de 4h derrière la vitrine.
Une vraie symbolique de créer du lien social au sein d'un commerce de proximité. Pourquoi pas une boucherie ou un fleuriste ? L'idée germe déjà dans la tête de Dorian, qui projette également de sortir un single qui reviendrait sur son expérience.
Pendant plus de quatre mois, Lisa et Agathe ont parcouru l’Europe à la rencontre de femmes agricultrices engagées. Une aventure humaine et militante qui se poursuit aujourd’hui sous une nouvelle forme.
Alors que le vent d’automne commence à caresser la Croisette. Lisa Calderari vient de poser son vélo, le regard encore porté vers l’horizon. Il y a quelques mois, elle quittait Paris avec Agathe Billon, son amie de route, pour traverser l’Europe à la rencontre de femmes agricultrices engagées dans l’agroécologie.
Après plus de 7.000 km, les deux voyageuses ont terminé leur périple à Cannes, ville d’origine de Lisa, où leur projet se prolonge désormais autrement.
« On voulait comprendre comment ces femmes vivent leur lien à la terre, ce qu’elles portent comme espoir et comme difficulté », raconte Lisa Calderari.
De ferme en ferme, entre les plaines de Belgique, les montagnes d’Europe de l’Est et les campagnes françaises, les deux jeunes femmes ont sillonné un continent contrasté, à hauteur de pédale, en quête de récits, de visages et de sens.
Des femmes enracinées et libres
Leur voyage, lui, n’a rien eu d’une simple escapade champêtre. Sur leurs vélos mécaniques, sans assistance, Lisa et Agathe ont roulé à la force des jambes et de la volonté, jusqu’aux plaines écrasées de chaleur d’Europe de l’Est.
« En Bulgarie, il faisait plus de 40 °C. On était malades, épuisées, mais on avançait quand même, quelques kilomètres par jour, avant de se baigner dans une rivière pour tenir le coup », raconte Lisa.
Les pannes, les bivouacs improvisés, les détours forcés par la canicule ont forgé une endurance nouvelle.
Mais ce n’est pas la sueur ni les kilomètres qui ont marqué les deux jeunes femmes : ce sont les rencontres.
Car partout, du nord au sud du continent, elles ont croisé des femmes de caractère, pionnières discrètes d’une agriculture plus libre et plus humaine.
« Certaines faisaient du maraîchage sur sol vivant avec des techniques innovantes, d’autres refusaient catégoriquement le plastique pour protéger la terre. »
En Slovénie, elles ont découvert la biodynamie et cette approche presque spirituelle du vivant ; en Bulgarie, elles ont été bouleversées par le parcours de Catherine, une Germano-Bulgare passée par l’ONU avant de tout quitter pour fonder une ferme biologique dans un pays encore peu sensibilisé à ces enjeux.
« Elle aurait pu le faire en Allemagne, là où tout le monde comprend son projet. Mais elle a choisi de se battre là où personne n’y croit », admire Lisa.
Ce périple a aussi révélé à quel point la place des femmes dans l’agriculture reste inégale selon les régions.
« En Europe de l’Ouest, elles sont sous-visibilisées. En Europe de l’Est, l’héritage communiste a, paradoxalement, ancré plus tôt l’idée que les femmes pouvaient être cheffes d’exploitation. »
Mais partout, un même fil rouge : la volonté de soin du sol et de partager leurs méthodes.
En travaillant à leurs côtés, les deux ingénieures ont compris que ces femmes ne se contentaient pas de cultiver la terre : elles en redéfinissent la philosophie.
« L’agriculture, quand elle est portée par des femmes, devient souvent plus collective, plus sensible, plus tournée vers la vie. »
Cannes, terre d’ancrage du projet
De retour en France, le voyage n’a pas marqué la fin de l’aventure, mais le début d’une nouvelle étape.
À Cannes, Lisa et Agathe ont trouvé un prolongement concret à leur projet. La Ville, séduite par leur démarche, leur a offert un appui précieux, en les mettant en relation avec des acteurs culturels et institutionnels désireux d’accompagner la diffusion de leur futur documentaire.
« À Cannes, on a senti une vraie écoute, une envie d’aider à faire connaître ce qu’on a vécu sur les routes », confie Lisa.
Le 29 novembre, elles interviendront donc à Cannes Université lors d’une table ronde consacrée à la jeunesse et à l’engagement.
L’occasion de partager leur expérience et d’inspirer d’autres jeunes à oser se lancer, à leur manière, sur les chemins du changement.
« Ce voyage nous a appris que l’écologie, ce n’est pas seulement une affaire d’environnement. C’est aussi une question de lien, de solidarité, de manière d’habiter le monde », souligne Lisa, avec la conviction tranquille de celles qui ont vu, écouté, compris.
À travers leur documentaire en préparation, elles veulent désormais donner une voix à ces femmes rencontrées aux quatre coins de l’Europe, pionnières d’une autre agriculture, résiliente et solidaire.
Leurs pas se sont arrêtés à Cannes, mais leur élan, lui, continue. Car parfois, les plus beaux voyages ne se mesurent pas en kilomètres, mais dans la trace qu’ils laissent, entre la terre et celles qui la font vivre.
Équiper cent ports de Méditerranée avec des nurseries à poissons; placer des bouées d’amarrage sur les sites sensibles; lancer la restauration écologique. Des solutions fondées sur la nature font florès.
Il y a une douzaine d’années, on en était au stade expérimental. Désormais, ces initiatives sont en passe d’être généralisées. Les nurseries à poissons, d’abord installées en pointillé le long des quais, devraient bientôt gagner toutes les zones portuaires.
C’est l’objectif que se fixe l’Agence régionale de l’eau qui a déjà co-financé ce type de structures immergées dans 56 ports, entre 2019 et 2024. Il en reste 34 à équiper.
Alors qu’elle lance son 12e programme d’intervention sur la période 2025-2030, l’Agence affiche "l’ambition de restaurer 100% des fonctions de nurseries côtières qui ont été détruites par les aménagements du littoral des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie". Là où le littoral a été artificialisé. Là où les jeunes poissons ne trouvent ni le gîte, ni le couvert.
20 à 40% de juvéniles en plus
"Il faut imaginer un quai. Sur un quai vous avez zéro juvénile. Il n’y en a aucun, car le poisson de quelques centimètres se ferait manger, expose Pierre Boissery, expert des milieux côtiers à l’Agence de l’eau. Les nurseries côtières offrent des petits abris. Dans les ports équipés, nous observons de 20 à 40% de juvéniles en plus."
Des recherches sont en cours, pour mieux connaître la diversité des espèces et savoir où vont ensuite ces poissons quand ils grandissent. Mais d’ores et déjà, l’expérimentation est confortée et "évaluée".
"On n’a pas d’ambiguïté à inciter les acteurs locaux à mettre en place ces solutions", poursuit Pierre Boissery. D’ici la fin de la décennie, une centaine de ports méditerranéens français devraient être dotés de nurseries pour les poissons.
Pour les herbiers de posidonie aussi, la protection a largement progressé. Selon l’Agence de l’eau, "le nombre de mouillages des navires de plus 24 mètres sur l’herbier a baissé de 93% par rapport à 2022."
La nouvelle réglementation, qui interdit aux bateaux de grande plaisance de jeter l’ancre dans les herbiers, porte ses fruits. Dans les secteurs les plus fragiles, organiser le mouillage de tous les navires n’est plus un tabou. Un programme important est lancé à Antibes, visant à protéger totalement 75 hectares de posidonie.
Quant aux techniques de restauration des herbiers, elles sont de mieux en mieux rodées. "Déjà, il faut rappeler qu’on n’arrache pas de l’herbier vivant pour le planter là où il a disparu. On ramasse des morceaux d’herbiers arrachés par les ancres et on les replante sur des sites favorables." Si l’herbier transplanté est encore vivant trois à quatre ans plus tard, il a de fortes chances de tenir.
Taux de survie de 80%
"Les observations dans les Alpes-Maritimes montrent que les herbiers sont en croissance", poursuit Pierre Boissery. 4.000m² ont été repiqués dans le secteur de Beaulieu et Villefranche, avec un taux de survie de 80%, "donc la technique est opérationnelle". Méthode également appliquée dans un projet mené aux îles de Lérins.
Certains sites très dégradés témoignent de l’immense perte de posidonie, le long de nos côtes depuis un demi-siècle. Désormais, le fort déclin est enrayé.
À l’échelle de la Méditerranée française, la moitié des herbiers sont stables, un quart est en progression (entre les caps de l’Estérel et de Brégançon) et le dernier quart en recul (entre Fréjus et Sainte-Maxime, et entre Antibes et Menton).
Mais tout le milieu marin n’est pas aussi bien protégé. Les fonds sableux, les macro-algues et le coralligène, pour lesquels "on est encore en manque de connaissance", font l’objet de recherche et expérimentation. Le coralligène est un écosystème à part entière, comme l’herbier de posidonie, mélange d’algues calcaires et d’organismes vivants.
Retenir les plastiques
Parmi les programmes que l’Agence de l’eau maintient et même élargit, il y a "les aides à la réduction des apports de plastiques à la mer, notamment par temps de pluie."
Grâce à "des filets de rétention", les macro-déchets transportés par les réseaux d’assainissement peuvent être empêchés de partir à la mer. Si elles souhaitent s’équiper, les collectivités peuvent être aidées à hauteur de 50% du coût total.
Soutenir les écosystèmes, leur bonne santé, leur richesse naturelle, est le seul atout dont nous disposons face au changement climatique.
"On peut préserver ou améliorer la qualité des milieux, mais il y a des sujets qu’on ne maîtrise pas aujourd’hui, notamment la température des eaux qui est un sujet immédiat, alerte Nicolas Mourlon, directeur général de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Empêcher l’augmentation de la température, on n’y arrivera pas, mais le milieu se défendra mieux s’il est en capacité de développer l’ensemble de ses fonctions. S’il est solide, si les espèces bénéficient de surfaces de quiétude, pour se reproduire et se nourrir."
Cela permettra aux écosystèmes d’être davantage résilients – et donc de capturer le carbone, ou d’empêcher l’érosion des côtes.
Enfant de Chateauneuf-Villevieille, Mélodie Colaciuri a voulu s'impliquer dans la vie de son village. Elle le fait d'une façon étonnante : elle y propose ses services de coiffeuse ... dans son camion équipé comme un salon de coiffure !
"Libre, consciencieuse et avenante"
Une journée par mois ou plus (en fonction des besoins) la coiffeuse s'installe avec son camion-salon de coiffure dans les petits communes du haut pays niçois : Coaraze, Lucéram, Touët de l'Escarene, Duranus, St Blaise, ou encore Bendejun et Berre les Alpes.
Cette façon de travailler, sans patron, loin de la ville et des grands magasins qu'elle n'affectionne pas, c'est ce qui convient parfaitement à Mélodie. "J'ai de tous les âges (...) On fait de très belles rencontres (...) On apprend beaucoup sur la vie des gens."
Sans ferme ni expérience, Julien Villon s’est reconverti en éleveur. Depuis 2018, grâce à un travail acharné, le trentenaire a réinvesti avec une quarantaine de vaches les pâturages délaissés du haut pays Niçois.
Plus aucune vache n’avait pâturé les champs du hameau de Bouchanières depuis plus d’un demi-siècle. De cette époque révolue, il ne restait alors qu’un téléphérique désaffecté reliant les collines bucoliques à la commune de Guillaumes, dans la haute vallée du Var.
Parti de zéro, sans ferme ni diplôme, le trentenaire natif du village n’en démord pas: il va devenir vacher et faire remonter les troupeaux sur les estives abandonnées... Idéal fantasque ou courage pionnier? Le temps a tranché en faveur de l’éleveur. Le voilà propriétaire d’une quarantaine de vaches paissant paisiblement sur 80 hectares de prés. Élevé pour sa viande, le cheptel de la rustique race Aubrac, s’abrite désormais dans un hangar flambant neuf, érigé quasi exclusivement par le néofermier aux mains de maçon.
"Pour la fin d’année, il ne reste plus qu’à construire un petit magasin. Je ne fais que de la vente directe, en circuit court. Ça serait donc la vitrine de l’exploitation", se réjouit l’autodidacte.
"La montagne a retrouvé les paysages du siècle dernier"
"Mais tout ça, c’était loin d’être gagné", poursuit-il d’un air bonnard avant de retracer son parcours du combattant: "Je travaillais pour les routes du Département puis j’ai voulu donner un sens nouveau à ma vie. Quand j’étais petit, mes grands-parents élevaient des chèvres à Bouchanières et je trouvais qu’il y avait un potentiel inexploité depuis la disparition des derniers troupeaux."
La bonne intuition ne suffira pas à convaincre les vieilles familles, hésitant à louer (et encore plus à vendre) leurs champs. Du moins, jusqu’à ce que les vaches usent assez leur première colline, lui redonnant son vieux visage familier, blondeur d’estive étouffée jusqu’alors de broussailles et de bosquets. "La montagne a retrouvé les paysages du siècle dernier. En faisant place nette, les bêtes ont restitué cette vue aux anciens. Je pense que certains ont été émus de retrouver les vaches de leur enfance... et aussi le vrai goût d’une viande produite sans OGM [1]", se réjouit le Guillaumois.
"Être éleveur c’est être vétérinaire, comptable, commerçant, secrétaire"
Il se voit alors confier l’entretien de parcelles séculaires qui n’étaient plus fauchées. "C’était un grand gage de confiance. Et puis, les restaurateurs locaux ont commencé à jouer le jeu. Il fallait se montrer à la hauteur tandis que je découvrais un job très polyvalent. Être éleveur c’est être vétérinaire, comptable, commerçant... et secrétaire, avec une contrainte administrative très lourde. Heureusement qu’entre agriculteurs on se serre les coudes et que la mairie m’a soutenu."
Reste encore à ne pas oublier la famille: "Je commence la journée à cinq heures du matin, puis je rentre vers sept heures préparer mes deux fils pour les emmener à l’école avant de remonter à la ferme où je travaille jusqu’à la nuit. Quand ils sont en vacances, ils aiment bien m’accompagner et s’amuser à la ferme." De quoi leur donner envie de reprendre le flambeau? "Ils feront bien leur choix. C’est une vie dure... et en même temps si gratifiante", glisse celui qui a été élu président de la commission élevage de la chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes. Un sacerdoce, assure-t-il, "pour faciliter le plus possible la vie des éleveurs, favorisant l’installation des jeunes et les reconversions professionnelles." Ça sent le vécu. Il en rigole puis reprend son sérieux, une flamme dans l’œil: "C’est le seul moyen de redonner vie à nos estives."
Festival de mouans La 38e édition s’est achevée ce dimanche sur un bouillonnement d’idées et d’intenses échanges autour de tous les thèmes d’actualité
« Mouans-Sartoux me fait penser à une île enchantée au milieu de la Terre. Il y a cette sublime Méditerranée, ces flux de touristes, et puis il y a Mouans-Sartoux. Et depuis toujours, on se demande : est-ce que cette fragilité, on va pouvoir la sauver ? Ce climat de bienveillance, où l’on est comme des frères, comme des marins sur des bateaux. Ici, c’est le bateau Terre en réduction, celui où l’on prend soin de la terre, sans se prendre au sérieux, tout en sonnant l’alerte. »
Volubile en évoquant ce festival où il se sent comme un poisson dans l’eau, Erik Orsenna, doublement honoré par l’inauguration de la médiathèque portant son nom à Châteauneuf de Grasse et l’attribution du Prix du livre engagé pour la planète pour Adopte ta rivière (éditions L’iconoclaste) est forcément inspiré par le thème de cette 38e édition : Quel monde demain.
« Je suis économiste des matières premières et, il y a 20 ans, j’ai réalisé que la première des matières premières, à savoir l’eau, on s’en foutait. Car j’avais écrit un livre intitulé L’avenir de l’eau, et on m’a dit : ‘‘ce que tu racontes est intéressant, mais ça ne nous concerne pas. Nous sommes un pays tempéré, jamais nous ne souffrirons de sécheresse ni d’inondations’’. J’ai donc décidé de m’occuper des fleuves et des rivières, parce que ce sont des êtres vivants, alors que l’eau est une matière. Et que cela pouvait davantage émouvoir. »
Les rivières après la grammaire
Dans la foulée, l’Académicien crée en 2017 l’ONG Initiatives pour l’Avenir des Grands Fleuves (IAGF). Eprouve l’envie de sensibiliser les grand-enfants : les CM2-6e.
De la même façon qu’il avait apprivoisé les plus revêches avec La grammaire est une chanson douce, il passe une année complète sur le terrain avec des classes de CM2, au bord de la rivière la plus proche de l’école. Pour y observer la faune, la flore, les méfaits de la pollution aussi.
C’est ainsi qu’est née l’idée de ce véritable conte qu’est Adopte ta rivière, dont la magie a si bien opéré que grâce à l’association du même nom, une centaine d’écoles en France sont en cours d’adoption d’une rivière.
Quant à son livre Ces fleuves qui coulent en nous (éditions Julliard) il est né de l’idée selon laquelle il y avait des similitudes entre le métier de son épouse, médecin vasculaire, et le sien : « Je m’occupais des fleuves, de la planète, et elle des artères, des veines qui régulent le corps, et selon une vieille philosophie du Moyen Âge, la planète et le corps, c’est la même chose. »
À partir de là, cet éternel explorateur nous embarque dans un fabuleux voyage, parfaitement sourcé auprès d’experts tels que le professeur de géologie Pierrick Graviou, où il est question de similitudes entre le réseau cosmique des galaxies et celui des cellules neuronales de notre cerveau.
D’Hildegarde Von Bingen, cette sainte musicienne et naturaliste, dont une miniature a inspiré Leonard de Vinci pour son Homme de Vitruve.
Du combat de Robert Hue pour sensibiliser le public à la maladie génétique de la drépanocytose.
Mais aussi et surtout de cette idée, qui traverse d’un bout à l’autre cet ouvrage : « Ces fleuves qui coulent en nous ne sont pas faits que d’eau, mais aussi d’émotions. Et le plus vital, c’est celui de l’amitié. » Dixit Erik Orsenna.
Au Cannet, l’association d’aide aux malvoyants Valentin Haüy a fêté ses 90 ans.
Nos bénévoles, voyants et non-voyants sont à la recherche de renfort pour soutenir notre développement.
Quelle est la mission principale ?
Accueillir les personnes qui perdent la vue pour les aider dans la vie quotidienne à se déplacer en sécurité, à utiliser leur téléphone et à lire. Elles participent à des activités adaptées qui visent à rompre la solitude, retrouver une vie sportive, culturelle ou artistique en partageant des moments agréables.
Nous avons établi de solides relations avec les communes pour leur offrir notre expertise. En participant aux commissions dans l’action sociale et rendre villes et bâtiments publics plus accessibles et sécurisés. Nos séances de sensibilisation dans les établissements scolaires pour montrer à la jeunesse comment aider les personnes aveugles et malvoyantes sont aussi très appréciées.
Notre grande évolution est de rapidement monter en compétence dans l’informatique spécialisée et pouvoir conseiller et former nos bénéficiaires dans la vie inondée par les applications numériques.
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