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Si certains ont connu la consigne des bouteilles de vin ou de limonade dans leur enfance, pour la plupart d’entre nous, cette pratique ne fait plus partie des habitudes… mais cela pourrait bientôt changer.
L’habitude n’a pas été difficile à reprendre pour Nicole Duprat : « Je me souviens que quand j’étais petite, la consigne se faisait beaucoup dans les épiceries. » Alors, lorsque des caissettes destinées à la collecte du verre ont fait leur apparition, il y a environ cinq ans, à l’entrée de son magasin Biocoop à Jacou, près de Montpellier (Hérault), cette fidèle cliente n’a pas hésité. « Ça m’a semblé tout naturel de rapporter mes bouteilles en verre afin qu’elles soient nettoyées et réutilisées », poursuit l’octogénaire.
Le plastique pour optimiser la logistique
Effectivement, le réemploi du verre prévalait durant les années 1930-1940 dans un contexte de crise économique, de guerre et de pénurie de matériaux. Une loi de 1938 avait même rendu obligatoire la consignation des emballages de bières et de boissons gazeuses comme les limonades. Mais, à partir des années 1950 et jusqu’aux années 1980, elle a été peu à peu délaissée avec l’arrivée des contenants à usage unique en plastique, jugés plus pratiques pour les consommateurs et les distributeurs, et plus attractifs pour les marques, qui ont saisi là l’occasion de se démarquer en matière de packaging.
Le système a tout de même perduré dans les cafés, hôtels et restaurants : 30 à 40 % de leurs bouteilles sont encore consignées avant d’être lavées et à nouveau remplies. En Alsace, dans les supermarchés, aussi : 25 millions de bouteilles y sont réutilisées chaque année. Chez nos voisins outre-Rhin, le dispositif a persisté à l’échelle du pays.
« En Allemagne, la distribution de boissons a lieu principalement dans des magasins spécialisés, alors qu’en France, 65 % de leurs ventes se font en grandes et moyennes surfaces, avec un modèle qui s’est construit sur l’optimisation de la logistique. Or, une palette de cartons peut accueillir 1 200 bouteilles en plastique, alors qu’un casier contient deux fois moins de bouteilles en verre », expose Yann Priou, directeur général de l’entreprise de réemploi du verre Bout’ à bout’, située près de Nantes (Loire-Atlantique).
Avec l’abandon de la consigne, les bouteilles ont été condamnées à être jetées à la poubelle. Elles sont ensuite broyées et fondues afin d’en fabriquer de nouvelles, le recyclage du verre étant alors considéré comme une solution plus simple à gérer pour les industriels. Leur destin est en train de changer. De nombreuses initiatives en faveur de leur réutilisation fleurissent sur le territoire ces dernières années.
C’est en particulier le cas dans les magasins spécialisés en bio, tels que Biocoop depuis 2021. L’enseigne propose aujourd’hui plus de 130 produits de sa marque en réemploi (jus de fruits, limonades, sauce soja…) ainsi que des bières de fournisseurs locaux. Et 600 de ses 740 points de vente font également office de points de collecte où rapporter les contenants en verre vides. Les 140 restants devraient le devenir d’ici à la fin de l’année.
Cet acte n’est pas encore systématiquement assorti d’une consigne. « Pour le moment, dans notre boutique, c’est gratuit, cela reste un geste citoyen », soulignent André et Mathis Kurzaj, les gérants du Biocoop Jacou, qui comptabilisent tout de même un taux de retour de 40 %, avec environ 1 000 bouteilles récupérées tous les mois. Tout citoyen qu’on soit, une petite incitation aide toujours… « Les magasins de Lyon, qui sont passés à la consigne payante, atteignent 70 % de retour », notent-ils. En parallèle, des entreprises comme La Tournée, en région parisienne, et Le Fourgon, dans une vingtaine de villes françaises – de Lille (Nord) à Saint-Étienne (Loire) en passant par Toulouse (Haute-Garonne) –, proposent, depuis 2021, la livraison à domicile de centaines de produits en bouteilles et en bocaux consignés : boissons, pâtes, fromage, compotes… et même des produits ménagers comme la lessive. Les contenants usagés sont ramassés au passage, pour être remis en circulation une fois propres, et leur montant est recrédité sur la cagnotte des clients. Le concept a déjà séduit plus de 70 000 adeptes. Et ça ne s’arrête pas là. La consigne se déploie petit à petit à plus large échelle en gagnant la grande distribution.
Les distributeurs s’y mettent
C’est ce qui est expérimenté, depuis juin dernier et jusqu’à fin 2026, dans 1 000 super et hypermarchés de Bretagne, de Normandie, des Pays de la Loire et des Hauts-de-France, dans le cadre d’une initiative baptisée « ReUse ». Huit distributeurs sont embarqués dans l’aventure – parmi lesquels les principales chaînes, dont Auchan, Carrefour, E.Leclerc, Intermarché, Monoprix et Système U.
Environ 16 millions de consommateurs peuvent y trouver du consigné, essentiellement des boissons (eaux minérales, jus de fruits, limonades, vins, bières…) ainsi que des compotes, des confitures et des sauces, dont les bocaux sont à rapporter en magasin contre le montant de la consigne (10 à 20 centimes d’euro). Deux usines, l’une près de Nantes et l’autre de Lille, se chargent de la collecte, du lavage et de la remise en circuit.
Derrière cette expérimentation plane la loi Antigaspillage pour une économie circulaire (Agec) de 2020, qui a fixé un objectif de 10 % de réutilisation des emballages d’ici à 2027. Ce dont nous sommes encore loin, d’après le dernier bilan de l’Agence de la transition écologique (Ademe) datant de 2023, qui le chiffre à 2,22 %. Car le but est avant tout écologique. Toujours selon l’Ademe, le réemploi des contenants en verre consignés devient avantageux dès quatre utilisations par rapport à ceux à usage unique, quels que soient la distance moyenne de transport et le type de produit. Sur 20 utilisations, soit le nombre maximum estimé, avec un trajet moyen d’acheminement de 260 km, une bouteille réemployée évite 79 % d’émissions de gaz à effet de serre, et consomme 76 % d’énergie et même 33 % d’eau en moins. « Cela peut sembler contre-intuitif. Toutefois, cela s’explique par le fait que le recyclage du verre nécessite beaucoup d’eau pour refroidir les fours dans lesquels sont fabriquées les nouvelles bouteilles », pointe Sophie Graziani-Roth, cofondatrice d’Oc’Consigne, près de Montpellier, une société coopérative d’intérêt collectif développant la réutilisation des emballages et des bouteilles en verre dans l’est de l’Occitanie.
Le gain environnemental est également valable comparé au plastique à usage unique (-70 % d’émissions de gaz à effet de serre, affirme l’ONG Zero Waste France), bien qu’il soit moins évident de le confronter au plastique recyclé, faute de données suffisantes. Sans compter les bénéfices sanitaires du verre par rapport au plastique. « Depuis 30 ans, les études montrent que beaucoup de micro, voire de nanoplastiques se déportent sur la nourriture et l’eau stockés dans ce type d’emballages », indique Pauline Debrabandere, chargée de plaidoyer au sein de Zero Waste France. En prime, la consigne pour réemploi présente également un intérêt économique.
Des économies à la clé
« Elle a un rôle à jouer dans la redynamisation des économies locales, en créant des emplois non délocalisables dédiés au lavage, par exemple », ajoute Pauline Debrabandere. Et ce dispositif permet même parfois aux producteurs de réaliser des économies. « Les bouteilles réutilisées nous coûtent quelques centimes moins cher que les neuves, dont le prix a beaucoup augmenté à cause du covid et de la guerre en Ukraine », indique Léo Roux, l’un des cofondateurs de la brasserie Sacrilège, à Montpellier. Malgré ses nombreux atouts, ce système se heurte à plusieurs points de blocage.
« C’est un vrai défi que de passer d’un modèle linéaire, où l’on produit et jette, à un autre où, dès le départ, on va concevoir un emballage robuste, organiser des collectes, des lavages… Ça affecte la chaîne d’organisation de toute l’industrie », analyse Célia Rennesson, fondatrice du réseau Vrac & réemploi, l’association regroupant les acteurs du secteur. Cela représente de gros investissements pour les industriels, qui sont obligés de modifier leurs lignes destinées au plastique et non au verre. « Cette transformation globale de leurs modes de production leur coûte cher. C’est le véritable premier frein, aujourd’hui », martèle Pauline Debrabandere. Si bien que l’adhésion des marques au dispositif prend du temps.
« C’est plus ou moins rapide en fonction de leurs capacités et de leur stratégie. Certaines ne considèrent pas le réemploi comme une priorité », observe Yann Priou, de Bout’ à bout’. D’un point de vue logistique, les enseignes aussi doivent s’adapter, en particulier en ville où la place manque pour stocker des contenants en verre avant leur collecte. Si bien qu’elles attendent d’être prêtes avant d’adhérer. Or, si l’on veut que le modèle économique du réemploi soit viable, il faut que le plus grand nombre de professionnels possible jouent le jeu. Actuellement, les usines de lavage sont loin de tourner à plein régime. « Nous avons lavé 1 million de bouteilles depuis deux ans, dont 600 000 l’an dernier, alors que nous avons une capacité de 3 500 bouteilles par heure », souffle Sophie Graziani-Roth, d’Oc’Consigne. Même constat du côté de Bout’ à Bout’, qui a investi dans la plus grande des cinq usines de lavage du pays, s’étendant sur 2 500 m2 près de Nantes. « En 2024, on a nettoyé 3,5 millions de bouteilles, alors qu’on pourrait en faire 10 fois plus », avance Yann Priou. D’où la nécessité d’aller plus loin au niveau législatif, estime Zero Waste France. « Plus qu’un objectif incantatoire, il conviendrait de mettre en place une obligation de reprise des contenants consignés dans les grandes surfaces et d’offre d’une partie de leur gamme de produits en réemploi », assène Pauline Debrabandere.
Du côté des clients
Pour les consommateurs également, cela implique de prendre le pli de la consigne. Mais les contenants réutilisables restent encore trop peu visibles dans les rayons. Pas de quoi remplir le panier de courses de ceux qui sont déjà convaincus du bien-fondé de la démarche, ni attirer l’attention de ceux qui ignorent leur existence… « S’il n’y a que trois articles en magasin, les clients ne vont le faire qu’une fois. Il est impératif qu’une majorité de produits passent sous ce mode d’achat afin d’attirer le plus grand monde », déclare Célia Rennesson, de Vrac & réemploi. Néanmoins, l’essai n’en est qu’à ses prémices. « On vient juste de se lancer. On a besoin de 18 mois pour avoir un retour d’expérience et nous ajuster », continue Célia Rennesson. « Nous avons 80 références opérationnelles dans les magasins participants, et près de 200 en cours d’intégration, annonce Yann Priou. L’expérimentation devrait prendre une nouvelle dimension cet automne. » Avec à terme, l’espoir d’un déploiement national à l’horizon 2027.
Bien consigner : la marche à suivre
D’abord, il faut repérer le pictogramme signifiant « Rapportez-moi pour réemploi », qui figure sur les étiquettes de la plupart des produits consignables. « On peut les rincer juste un peu, surtout dans le but d’éviter d’attirer les insectes autour de l’endroit où on les range, précise Sophie Graziani-Roth, d’Oc’Consigne. Mais surtout, il est important de les stocker à l’abri du soleil et de la pluie. Autrement, cela risque d’altérer la colle des étiquettes et de les rendre plus difficiles à partir au lavage. » Pour les mêmes raisons, rien ne sert de les enlever soi-même. En revanche, n’oubliez pas de retirer les bouchons, histoire de ne pas ajouter une étape de tri supplémentaire aux centres de lavage. Enfin, ne vous inquiétez pas de la propreté des produits consignés que vous achetez : « En matière sanitaire, elles sont soumises aux mêmes normes d’hygiène que la production de bouteilles neuves. Les centres de lavage ont les mêmes obligations de contrôle des risques biologiques », assure Pauline Debrabandere, chargée de plaidoyer au sein de Zero Waste France.
Reportage - La boucle du réemploi
« Nos bouteilles ont plusieurs vies » : ces pancartes parsèment le rayon boissons du Biocoop de Jacou (Hérault). De quoi repérer en un coup d’œil les produits concernés. Parmi eux, les bières Sacrilège, fabriquées à Montpellier. Une fois vidées, les bouteilles peuvent être rapportées en magasin Biocoop ou à la brasserie. L’usine de lavage de la région, Oc’Consigne, située à Lattes, les récupère et les achemine au centre de traitement. « Les bouteilles, qui proviennent d’une centaine de points de collecte de tout l’est de l’Occitanie, sont d’abord triées par modèles, puis lavées avec une eau à 80 °C mélangée avec de la soude, rinçées et séchées avant d’être inspectées », détaille Sophie Graziani-Roth, cofondatrice d’Oc’Consigne. Celles respectant les critères de qualité esthétiques et microbiologiques sont ensuite remises dans le circuit pour une nouvelle vie.
L’un évoque l’Inde, l’autre, la Thaïlande. Mais d’où proviennent ces variétés de riz ? Quelle est la différence entre les deux, et comment s’assurer de leur qualité ? Pour y voir plus clair, Que Choisir a testé 20 références.
Riz Thaï - Classement https://www.quechoisir.org/comparatif-riz-thais-n575/
- Autour du Riz Thaï riz blanc variété pur Hom Mali
- Alter Eco Riz thaï
- Taureau ailé Le thaï du plateau de l’I-San NON BIO NON EQUITABLE
Riz Basmati - Classement https://www.quechoisir.org/comparatif-riz-basmati-n573/
- Autour du riz Basmati blanc India variété traditionnelle Ranbir
- Lustucru Basmati sélection 10 min NON BIO NON EQUITABLE
- Comptoir du grain (E.Leclerc) Basmati suprême NON BIO NON EQUITABLE
- Taureau ailé Le basmati BIO NON EQUITABLE
De nombreuses solutions existent pour payer moins d’impôts, mais encore faut-il, pour profiter pleinement de l’avantage fiscal promis, en maîtriser le fonctionnement et en connaître les limites. Décryptage.
Ordre et limite d’imputation. Si vous engagez des dépenses ouvrant droit à des réductions d’impôt et à des crédits d’impôt, le fisc commencera par imputer les premières sur vos impôts de 2026, puis il imputera les seconds sur les impôts restants. Mais vos réductions d’impôt seront prises en compte uniquement dans la limite du montant de vos impôts et la fraction excédentaire sera perdue. Elle ne vous sera pas remboursée et vous ne pourrez pas l’imputer sur vos impôts des années suivantes. Au contraire, si vos crédits d’impôt dépassent vos impôts diminués de vos réductions d’impôt, le fisc vous remboursera l’excédent.
Un plafonnement à optimiser. Certains bonus fiscaux ne sont pas soumis au plafonnement global et ils augmentent d’autant vos capacités de défiscalisation. C’est le cas des réductions d’impôt pour don, investissement immobilier en Malraux, versement d’une prestation compensatoire ou de primes sur un contrat de rente-survie ou d’épargne handicap, frais de scolarité ou frais de séjour en Ehpad, ainsi que des crédits d’impôt pour équipement du logement ou versement de cotisations syndicales. Ces dispositifs sont avantageux si vous êtes lourdement imposé. Vous pouvez les utiliser pour alléger vos impôts au-delà de 10 000 € par an en les cumulant avec des avantages soumis au plafonnement.
Des plafonnements à cumuler. Depuis janvier 2024 et jusqu’à fin 2028, vous avez droit à une réduction d’impôt de 30 %, ou de 50 % si vous investissez dans le capital d’une PME ayant le statut de jeune entreprise innovante (JEI), en direct ou via un fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI). Ce bonus est soumis à un plafonnement spécifique fixé à 50 000 € par foyer sur la période 2024-2028. Vous pouvez aussi l’utiliser pour alléger vos impôts au-delà de 10 000 € par an en le cumulant avec des avantages soumis au plafonnement.
Bon à savoir : les réductions et crédits d’impôt sont généralement conditionnés au respect d’engagements stricts et les risques associés à certains outils de défiscalisation sont importants. Prenez-en connaissance avant de vous lancer, car défiscaliser ne vous aura servi à rien si le fisc remet en cause votre bonus ou si vos pertes dépassent vos économies d’impôts.
Le monde de la finance verte s’étoffe avec l’apparition, ces dernières années, de nouveaux organismes de paiement, comme Helios. Ces banques 100 % en ligne promettent transparence et prise en compte de l’environnement dans la gestion des fonds confiés par leurs clients. Promesses tenues ? Nous faisons le point.
Helios et Green-Got
Des engagements concrets
Les deux fintechs Helios et Green-Got offrent aux particuliers la possibilité d’ouvrir un compte courant, mais aussi de placer leur épargne dans une assurance vie. Dans les deux cas, elles jouent la transparence en indiquant la destination des sommes placées, sous l’une ou l’autre de ces formes.
L’épargne
S’agissant de l’argent épargné au sein de leur assurance vie, les prestataires de paiement affichent des engagements précis : 100 % des fonds disponibles via l’assurance vie ont une dominante verte, et une grande majorité affichent un label solidaire et responsable officiel (ISR, Greenfin ou Finansol). On trouve par exemple le fonds Mandarine Global Transition de Mandarine Gestion, le fonds BNP Paribas Funds Aqua de la BNP ou encore le fonds Novaxia FA (fonds privé spécialisé dans l’immobilier durable). Tous interdisent déjà les investissements dans les énergies fossiles et l’armement. En outre, Helios comme Green-Got affirment faire eux-mêmes un tri supplémentaire au sein des fonds labélisés, afin de déterminer (avec l’aide d’experts de la finance verte comme Carbon4) les plus vertueux en termes de transition énergétique.
Les dépôts bancaires
S’agissant des fonds déposés en compte courant, là aussi, l’information concernant l’utilisation est transparente. Comme ni Green-Got ni Helios ne possèdent pour l’instant d’agrément bancaire (ce ne sont que des prestataires de paiement), ils ne peuvent conserver les dépôts de leurs clients. Les sommes sont donc reversées à des banques d’adossement, le Crédit mutuel pour Green Got et le Crédit agricole pour Helios. L’argent est déposé sur un compte de cantonnement ou d’attente. « Depuis le lancement de nos comptes de paiement, il y a 3 ans, 85 millions d’euros de liquidités sont actuellement déposés chez Green-Got et ont donc été retirés des banques traditionnelles exposées aux énergies fossiles », affirme notamment la start-up Green-Got.
Quels effets ?
Première question que l’on se pose rapidement : existe-t-il un intérêt concret à mettre de l’argent sur un compte cantonné auprès du Crédit mutuel ou du Crédit agricole ? Car cet argent n’est pas réinvesti, il dort, en quelque sorte. De façon générale, les sommes en comptes courants ne sont pas utilisées par les banques de dépôt. Elles possèdent malgré tout un impact sur la capacité de financement de ces établissements. Leur montant est en effet pris en compte pour calculer le ratio de solvabilité à court terme de la banque. Ce ratio entre actifs et passif détermine la limite jusqu’à laquelle elle peut prêter. Donc, en retirant son argent des banques commerciales, on leur retire théoriquement une part de leur capacité d’investissement. « Dans les banques traditionnelles, votre argent ne dort pas, il pollue », résume à sa façon Helios sur son site.
Les néobanques vertes offrent une alternative intéressante aux consommateurs soucieux de l’impact de leur argent. Reste à savoir si leur montée en puissance suffira à peser réellement sur l’impact des grandes banques traditionnelles sur les énergies fossiles et les industries lourdes.
Suivi de l’activité physique quotidienne, gestion des appels, affichage des messages du smartphone, géolocalisation… Les montres connectées ont des fonctionnalités incroyables. Dommage que ces bijoux technologiques, pourtant vendus plusieurs centaines d’euros, ne tiennent pas la distance : 7 ans après le passage en caisse, seules 30 % des montres connectées sont encore au poignet !
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Honor Watch 5 15 jours d'autonomie NFC
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Contrairement aux casques audio qui se posent sur les oreilles, les écouteurs sont intra-auriculaires. Ne vous y attachez pas trop : 5 ans après l’achat, la moitié des écouteurs sont hors service.
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Hiver comme été, si vous trouvez que la montagne est belle, c’est en partie grâce à la mobilisation de milliers de bénévoles. Chaque année, ils s’affairent pour ramasser les déchets laissés par les entreprises et les touristes.
Bilan sur les années passées
En 2024, grâce aux 82 opérations de ramassage organisées sous l’égide de Mountain Riders, 18 tonnes de déchets ont été retirées des massifs français. C’est bien, mais on est loin du compte : selon l’association, pas moins de 142 tonnes de détritus seraient abandonnées chaque année en montagne. « La situation s’améliore dans certains territoires. Malheureusement, ce n’est pas le cas partout », se désole Marion Bouhet. Et la tendance n’est pas bonne : alors que l’association anticipait une diminution globale de 10 % de la quantité de déchets sauvages collectés en 2024 par rapport à 2023, elle a finalement augmenté, à périmètre constant, de 3,3 %.
Le constat est le même chez les autres acteurs du secteur. Depuis qu’elle a été lancée, il y a 28 ans, l’opération « Nettoyons la nature », mise en place par les centres E.Leclerc dans toute la France, n’a jamais réussi à passer sous la barre des 100 tonnes de déchets récoltés par an. En 2024, le chiffre a même atteint 165 tonnes, contre 110 en 2022. Idem pour l’association World Cleanup Day. Celle-ci orchestre, à l’occasion de la Journée mondiale du nettoyage de la planète dont elle est à l’origine, des opérations de ramassage des déchets (des « clean-ups ») partout dans le monde, à la fin du mois de septembre, avec l’aide de partenaires locaux (associations, écoles, collectifs d’habitants, entreprises…). En sept ans d’existence, l’antenne française a mobilisé 180 000 participants et récupéré pas moins de 6 800 tonnes de débris dans tout le pays. « Nous serions ravis de nous autodissoudre si notre action ne s’avérait plus nécessaire, mais les choses ne s’améliorent visiblement pas, souffle la vice-présidente de World Cleanup Day France, Anne Gril. Chaque année, il y a toujours autant de détritus à ramasser, ce qui confirme qu’il y a encore beaucoup à faire en matière de sensibilisation contre les déchets abandonnés. »
Objectif zéro déchet
Pourtant, aucun d’entre eux n’imagine un instant renoncer. Mountain Riders maintient même son objectif ambitieux de zéro déchet sauvage en montagne en 2030. Afin de relever le défi, elle a notamment édité une charte que les collectivités locales, les fédérations professionnelles ou les sociétés gestionnaires de stations de ski sont invitées à adopter. L’association s’engage à accompagner les signataires dans la mise en œuvre d’un plan d’action visant à abaisser leur production de déchets. Pour l’heure, 150 structures ont intégré le dispositif, et des expérimentations voient peu à peu le jour. Ainsi, certaines stations ont commencé à instaurer des espaces sans tabac et à déployer des collecteurs de mégots. Des communes ont installé des fontaines à eau et incitent les touristes à utiliser des gourdes plutôt que d’acheter des bouteilles en plastique. D’autres ont promis de tirer moins de feux d’artifice dans l’année, de façon à limiter la quantité de résidus métalliques générés par ces spectacles pyrotechniques…
Des professionnels s’engagent également. Par exemple, des restaurateurs ont disposé sur leurs tables des sucriers pour remplacer les dosettes individuelles, tandis que d’autres accompagnent désormais leurs cafés de meringues faites maison plutôt que de carrés de chocolat emballés. D’autres encore ont adopté des systèmes d’écocups (des gobelets réutilisables) à la place des canettes en aluminium. Des actions sont aussi menées à destination des acteurs de la construction : il faut qu’ils prennent conscience de l’importance d’attacher leurs matériaux, afin d’éviter qu’ils ne s’envolent, et de remporter ceux qu’ils n’ont pas utilisés. Si elles sont rares et doivent prouver leur faisabilité, ces bonnes pratiques ont le mérite d’exister.
Le fléau des mégots
Reste également à faire comprendre aux millions de visiteurs qui fréquentent les massifs tous les ans que tous leurs gestes comptent et que le moindre déchet, aussi anodin ou petit soit-il, a un impact sur l’environnement. C’est le cas des papiers. Outre la pollution visuelle qu’ils génèrent, mouchoirs et papier-toilette peuvent mettre jusqu’à un an avant de disparaître. Or, prévoir un contenant pour ne pas les abandonner dans la nature n’a rien d’insurmontable. Quant aux mégots, en dépit de leur apparence inoffensive, ils nécessitent entre 5 et 10 ans pour se dégrader. Surtout, en se décomposant, ils rejettent des substances toxiques, dont l’arsenic et l’ammoniaque, qui polluent les sols et l’eau. World Cleanup Day France affirme en avoir ramassé plus de 8 millions en 2024 ! Un chiffre à la fois élevé et dérisoire par rapport aux 7,7 milliards de mégots jetés par terre chaque année dans l’Hexagone, selon l’Agence de la transition écologique (Ademe).
L’enjeu est pourtant de taille. « Quel que soit l’endroit où l’on se trouve, il est important de ne laisser aucune trace de son passage. Mais ça l’est encore plus en montagne, car c’est là que débute le cycle de l’eau, conclut Marion Bouhet, de Mountain Riders. Diminuer les déchets sauvages sur les hauteurs, c’est limiter leur présence en aval, dans les rivières, dans les fleuves et le milieu marin. »
Malgré le tollé que cette décision provoque, Microsoft persiste à vouloir stopper les mises à jour gratuites de son système d’exploitation Windows 10 à partir d’octobre 2026. Voici ce qu’il faut savoir pour passer sans trop d’encombres le cap de cette obsolescence logicielle.
Souscrire au programme ESU, pour Extended Security Updates (mises à jour de sécurité étendues) afin de bénéficier des futurs patchs. Aux États-Unis, où il est déjà disponible, il est facturé 30 $, soit environ 26 € par machine pour les particuliers, mais 61 $ pour les entreprises et les organismes publics et 1 $ pour les associations.
Comment bénéficier de l’extension des mises à jour gratuites ?
En attendant de faire votre choix, vous pouvez profiter du prolongement des mises à jour gratuites jusqu’au 13 octobre 2026. Mais attention : pour en bénéficier, vous devez agir. Après avoir effectué les mises à jour disponibles dans l’onglet Mises à jour de sécurité, vous devez vous inscrire au programme Mises à jour de sécurité étendues en cliquant sur « S’inscrire maintenant », dans le même onglet. Si vous avez déjà un compte Microsoft (c’est le cas de la plupart des utilisateurs de Windows), vous devez vous y connecter. Dans le cas contraire, il faut en créer un et vous y connecter régulièrement. Si vous ne souhaitez pas rester connecté à votre compte Microsoft (pour éviter de céder certaines données, par exemple), c’est possible, mais dans ce cas, vous serez invité à payer la somme de 31,49 €.
Utilisée quotidiennement par de nombreux amateurs de café, la cafetière à expressos est souvent mise à rude épreuve. Pourtant, quelques gestes simples suffisent à préserver ses performances et lui éviter une usure prématurée. Encore faut-il les connaître. Tour d’horizon des bonnes pratiques.
Réparez plutôt que jeter
Avant de songer au remplacement, pensez réparation : repair cafés, services agréés, plateformes de pièces détachées… Ces options sont souvent plus économiques, et bien meilleures pour la planète.
Recommandation Fréquence
Utiliser une eau filtrée À chaque utilisation
Détartrer la machine En cas d’alerte et selon l’usage
Nettoyer les accessoires Après chaque utilisation
Surveiller les signes d’usure Régulièrement
Respecter les consignes d’utilisation En continu
Privilégier la réparation En cas de panne ou dysfonctionnement
Quelques changements simples peuvent avoir un impact conséquent sur la consommation d’un véhicule, son entretien, la sécurité et l’environnement. Gagnant sur tous les plans !
Une conduite réservée aux gens cool !
Regards de travers, noms fleuris et doigts levés… La route est un terrain propice aux agressions comportementales et verbales. En 1994, des chercheurs américains ont développé une échelle de colère au volant, la Driving Anger Scale (DAS), qui théorise le lien entre la personnalité, les comportements agressifs et les transgressions du Code de la route. En 2008, une étude, française cette fois, a montré que les gens ayant un score DAS élevé étaient aussi ceux qui, globalement… s’énervent vite dans la vie. Tout le contraire du bon candidat à l’écoconduite (source : Observatoire national interministériel de la Sécurité routière, juin 2024) !
Ses ventes menacées par la nouvelle classe de médicaments anti-obésité, les aGLP-1, l’industrie agroalimentaire prépare sa riposte.
Une récente étude menée pour le compte de l’Agence de la transition écologique (Ademe) dévoile la quantité astronomique d’habits qui s’accumulent dans nos dressings.
172 ! C’est le nombre de vêtements et paires de chaussures que renfermerait en moyenne le placard d’un Français. L’Observatoire société et consommation (Obsoco) est parvenu à ce chiffre surprenant ‒ qui n’inclut pas les sous-vêtements ‒ en deux temps. Il a d’abord posé à 4 000 personnes (1) des questions portant sur leurs habitudes de consommation. Interrogées sur le nombre de pièces dont elles disposaient, qu’elles soient couramment portées ou dorment dans les penderies, elles ont répondu 78. Puis les enquêteurs se sont rendus au domicile de 40 personnes pour un inventaire poussé. Elles estimaient leur stock à 91 habits et paires de souliers contre… 195 en réalité ! Soit un facteur multiplicateur de 2,2 entre impression et faits qui permet d’aboutir à 172 pour l’ensemble. Et devinez quelle catégorie de personnes, parmi le sous-groupe de 40, avait les placards les plus surchargés ? Les adeptes de la seconde main, avec le record faramineux de 266 pièces en moyenne !
Publié le 26 juin 2025
L’assurance multirisque habitation est obligatoire. Cependant, si tous les contrats offrent un même socle de garanties, leur mise en application diffère. Faites le point, pour ne pas débourser un euro de trop.
Mauvaise nouvelle : en 2025, les tarifs des assurances multirisques habitation (MRH) ont augmenté sur tout le territoire, avec des progressions moyennes de plus de 10 %. Cette flambée est principalement due aux hausses des coûts d’indemnisation. En effet, la guerre en Ukraine a fait bondir le cours des matières premières, renchérissant les réparations. Le nombre de sinistres a, lui aussi, suivi une courbe ascendante, notamment dans les copropriétés anciennes peu ou pas entretenues. En outre, à cause de l’aggravation des risques climatiques, l’État a imposé une majoration de la prime catastrophe naturelle (Cat-Nat), qui finance le régime d’indemnisation des victimes et pèse sur tous les contrats. Le 1er janvier 2025, elle est passée de 12 à 20 %. Alors, pour être certain que le prix de votre MRH correspond bien à la couverture dont vous avez besoin, suivez nos conseils.
Analysez la qualité de votre contrat
Les compagnies d’assurances fixent leurs tarifs en fonction de leur perception du risque (incendie, dégât des eaux, cambriolage…). Or, leurs calculs sont réalisés à partir de statistiques qui leur sont propres. C’est la raison pour laquelle, par exemple, un assureur qui s’avère bon marché à Lille (59) peut afficher des tarifs moins intéressants à La Rochelle (17), ou qu’une compagnie comptant une majorité de propriétaires de maisons dans son portefeuille n’aura pas les mêmes montants moyens de sinistres qu’une société qui assure surtout des petits appartements.
Il est donc important d’intégrer cette donnée avant de choisir son assureur. Toutefois, attention : si le prix d’une MRH est un point capital, ne vous laissez pas séduire par le tarif le plus bas possible, car il faut impérativement examiner un deuxième paramètre : la couverture offerte par le contrat en cas de sinistre. Là également, le marché est très hétérogène, car certaines compagnies insèrent de hauts niveaux de franchises, quand d’autres limitent les garanties, ou encore en incluent en option payante, ce qui fait grimper la note.
Avant de souscrire, il convient donc d’analyser la qualité du contrat et, surtout, de vérifier qu’il correspond à ses besoins. « Le principal sujet avec l’assurance est son utilité réelle, et non sa rentabilité immédiate », met en garde Carole Thoumelin, responsable du pôle offre et marketing chez Pacifica (une filiale du Crédit agricole). Inutile de disposer d’options facturées si vous ne vous en servez jamais ou, a contrario, de risquer des franchises élevées alors que votre budget serré ne vous permet pas d’assumer une série de petits sinistres.
Le dernier facteur jouant sur le prix des contrats est le type et la qualité du service. Fréquemment négligé, ce critère s’avère pourtant essentiel. De fait, si vous avez souscrit via un courtier de proximité, ce dernier sera apte à vous conseiller sur les formules, et à vous épauler en cas de problème. Si vous n’êtes pas technophile, que vous habitez un bien qui sort de l’ordinaire (maison de caractère, nombreuses dépendances, secteur à risque…) ou que votre patrimoine est particulier (collection d’ouvrages anciens, matériel hi-fi ou électronique dernier cri…), mieux vaut opter pour cette solution.
En revanche, pour un petit appartement sans mobilier ni objet de valeur, vous aurez intérêt à préférer une assurance basique ou celle d’un néoassureur, souscrite en ligne en trois clics, bien moins coûteuse. La condition ? Accepter un conseil générique et un règlement de sinistres dématérialisé, ou réalisé via une plateforme téléphonique.
Faites jouer la concurrence
Pour toutes les raisons précédemment évoquées, les écarts de cotisation annuelle varient, sur une formule comparable, du simple au triple. Malgré tout, beaucoup de consommateurs se contentent, lorsqu’ils reçoivent leur échéancier de primes chaque année, de relever les hausses et de les accepter avec fatalisme. C’est une erreur ! Dans le domaine de la MRH comme de l’automobile, la fidélité n’est pas récompensée. En effet, pour attirer de nouveaux clients, tous les assureurs appliquent des prix d’appel la première année. Ensuite, ils augmentent les tarifs et les anciens contrats perdent leur compétitivité. Si on veut éviter de se retrouver piégé, « il faut régulièrement, c’est-à-dire a minima tous les deux ans, faire le tour de la concurrence, afin de vérifier que sa couverture n’est pas facturée trop cher par rapport au marché, qui évolue assez rapidement », conseille Julien Fillaud, directeur d’Hyperassur. Pour cela, passez par des comparateurs (LeLynx, Lesfurets, Meilleurtaux, UFC-Que Choisir…), ou rendez-vous sur le site de votre assureur, pour mettre votre contrat en balance. À la clé : des économies atteignant parfois 40 %.
Regarder ce que propose le marché a un autre avantage majeur : cela vous donne l’occasion de réévaluer vos besoins et d’adapter votre couverture en choisissant, éventuellement, une formule qui vous convient mieux. Le but ? Éliminer les options, anciennes ou nouvelles, inadaptées à votre profil, et en souscrire d’autres correspondant à l’évolution de votre situation (immobilière, mobilière…). À titre d’exemple, de plus en plus de contrats MRH disposent désormais d’une garantie, souvent payante, qui assure les vélos électriques contre les vols. Séduisante sur le papier, elle s’avère inutile si vous roulez avec une bicyclette musculaire. « L’analyse méticuleuse et régulière de son contrat permet de trouver de nouvelles assurances plus protectrices à tarif équivalent, ou d’autres, moins chères, qui offrent des garanties comparables », affirme Julien Fillaud.
Soyez aussi vigilant sur les garanties incluses dans la MRH, car « il existe des formules qui n’intègrent pas de couverture vol. Elles sont destinées à ceux qui estiment que le contenu de leur habitation ne mérite pas cette protection particulière », souligne Carole Thoumelin. Il s’agit essentiellement des contrats d’entrée de gamme, surtout adaptés aux petits logements avec peu de valeurs mobilières à assurer. Évitez-les si vous possédez beaucoup de meubles, du matériel hi-fi, de l’électroménager et que vous vivez dans une grande maison.
Adaptez les garanties de base
Un contrat multirisque habitation assure a minima contre les dégâts des eaux, l’incendie et les catastrophes naturelles. Il donne, en outre, une garantie responsabilité civile qui couvre les dommages que vous ou un membre de votre foyer assuré pourriez provoquer chez autrui. À cela s’ajoute, dans la grande majorité des cas, une garantie vol. Cependant, malgré un tel socle commun, chaque contrat prend en compte de manière différente, ensuite, les sinistres et leur règlement.
Premier point : les montants couverts diffèrent. Le capital mobilier assuré peut aller du simple au triple pour la même surface de logement. Les assureurs l’évaluent entre 10 000 et 30 000 € en moyenne par pièce. D’autres ajoutent parfois à ce montant un plafond global d’indemnisation qui peut être très bas, et largement insuffisant pour une grande maison. À ce propos, vérifiez la définition du nombre de pièces, car certaines compagnies considèrent qu’un grand séjour de plus de 30 ou 40 m2 compte pour deux, et d’autres non.
Attention, en cas de déclaration erronée de votre part, votre indemnisation risque d’être réduite proportionnellement. Soyez bien attentif sur ces points, parce que même si les plafonds d’indemnisation paraissent importants, ils ne seront pas forcément suffisants pour remplacer tout ce que vous pourriez perdre lors d’un sinistre grave (un incendie, notamment). Si vous possédez des meubles de valeur ou encore un niveau élevé d’équipement (bibliothèque de livres anciens, écran plat dernier cri, matériel informatique coûteux, électroménager haut de gamme, vêtements griffés…), choisissez sans hésiter une formule qui garantit des montants supérieurs. Vous paierez plus cher, toutefois vous serez mieux protégé en cas de grosse catastrophe.
Deuxième point : examinez si le capital couvert inclut les objets de valeur. En général, ils dépendent d’une couverture à part, avec un plafond différent. La plupart du temps, il s’agit des biens en métal précieux, de ceux qui intègrent des pierres précieuses, mais aussi des œuvres d’art (tableaux, statuettes, tapisseries, fourrures, montres onéreuses…) et de collection. Certains contrats intègrent, en plus, les caves à vins avec des grands crus. Sachez que « ne sont jamais considérés comme des objets de valeur le matériel hi-fi, vidéo, informatique et les appareils électroménagers », énonce Julien Hue, directeur de l’offre assurance dommages à la Macif. Voyez également s’il existe un plafond par bijou ou objet de valeur, car c’est parfois le cas.
Pour être certain d’être parfaitement couvert, faites une évaluation rapide de ces biens spécifiques et, si besoin, demandez à votre assureur d’augmenter les plafonds de couverture. En outre, ménagez-vous des preuves de leur existence : photographiez-les et, surtout, faites-les expertiser assez régulièrement par un professionnel qui vous délivrera un avis de valeur. Cette précaution est salutaire. « Si conserver des factures est utile pour l’indemnisation, cela ne donne qu’une indication du prix initial du bien, et pas forcément de la valeur actualisée », remarque un courtier en assurances.
Troisième point : après un sinistre, vérifiez si votre assureur va vous rembourser vos affaires pour leur valeur à neuf ou de remplacement, ou s’il calculera le dédommagement après avoir déduit une vétusté – en général, de 5 à 25 % si c’est le cas. « Une grille de vétusté doit être précisée dans le contrat. Elle indique les taux appliqués, qui varient selon la nature des biens. Elle ne sera pas la même, par exemple, sur du mobilier et du matériel électronique », précise Carole Thoumelin.
Gare à la garantie équipement à neuf, car il existe des subtilités : certaines formules, les plus chères, vous protègent de façon illimitée quel que soit l’âge du bien sinistré ; d’autres ne couvrent que quelques biens à neuf ; d’autres encore les soumettent à un coefficient de vétusté. Ces dernières fixent des durées au-delà desquelles le mobilier n’est plus remboursé, s’il a plus de 10 ans par exemple. À fuir si vous êtes adepte de meubles chinés et de pièces vintage. Enfin, regardez le montant des franchises du contrat, car si elles sont élevées et que vous subissez un petit sinistre, comme un dégât des eaux sans gravité, votre assurance ne vous indemnisera rien, ou très peu.
Tenez compte des conditions particulières
Avant de signer, lisez les conditions qui précisent les modalités à remplir pour être pris en charge. Par exemple, si votre logement se trouve en rez-de-chaussée, les fenêtres doivent fréquemment être munies de barreaux ou de volets pour que la garantie vol s’applique. Même obligation, parfois, sur votre porte d’entrée, à doter d’une serrure trois ou cinq points, voire d’une porte blindée au-delà d’un certain capital assuré. Autre exemple : vous êtes tenu de prouver que vous faites ramoner chaque année vos conduits de cheminée et débroussaillez votre terrain. Prêtez attention à ces points car si vous ne les respectez pas, l’assureur peut refuser de vous dédommager ou minorer votre indemnisation. Pensez aussi à lui déclarer tout changement dans votre domicile – par exemple, si vous installez une véranda, construisez une piscine ou créez un petit studio au-dessus de votre garage. Le montant de votre prime augmentera parfois légèrement, mais vous serez correctement protégé. Si vous quittez votre logement durant plusieurs semaines, les assureurs exigent également que l’eau soit coupée, afin de vous couvrir en cas de dégât des eaux. Examinez bien ce point, car les exigences en matière de durée d’inoccupation varient selon les contrats.
Pour finir, si vous avez une maison, vérifiez que votre assurance couvre bien les dégâts ou les vols susceptibles d’avoir lieu dans votre jardin et vos dépendances (mobilier d’extérieur, vélos…). Mais aussi les dommages touchant les murs de soutènement, les portails, les plantations…
Profitez, ou pas, des « petits plus »
La plupart des assurances proposent des petits « plus ». Privilégiez ceux qui vous faciliteront la vie. Par exemple, l’intervention d’un serrurier si vous avez perdu vos clés. A contrario, d’autres s’avéreront inutiles ou inefficaces. C’est parfois le cas de la garantie protection juridique : certaines mettent en relation avec un service de conseil, mais uniquement pour ce qui relève de l’habitation (conflit de voisinage, problème de bail…), tandis que d’autres offrent une couverture dans divers domaines (soucis avec une administration…) et vous épaulent dans vos démarches. À vous de voir si vous avez besoin de cette aide, quelquefois en doublon avec une autre police d’assurance déjà souscrite.
Il existe aussi toute une panoplie de garanties que les assureurs ont intégrées au fil du temps. Si votre contrat a plus de 10 ans, il n’est plus au goût du jour et vous avez peut-être intérêt à en changer pour en profiter. À titre d’exemple, la garantie tout risque accidentel va couvrir un téléviseur heurté par la fenêtre à cause du vent ou un appareil photo abîmé en vacances. La garantie dommage électrique permet d’obtenir le remplacement de machines victimes de courts-circuits ou de surtension. La garantie perte de denrées remboursera le contenu de vos réfrigérateur et congélateur en cas de panne de courant. La garantie bris de vitre prend parfois en charge le remplacement de la porte vitrée de votre insert ou de votre four… Les contrats les plus haut de gamme assurent également les instruments de musique contre la casse et le vol hors du domicile, sous certaines conditions. Ils sont à privilégier lorsqu’on est musicien ou que son enfant prend des cours au conservatoire.
Enfin, des assureurs proposent une garantie civile dans le cadre des loisirs ou des séjours à l’étranger. Elle couvre vos enfants s’ils pratiquent une activité extrascolaire, et la famille si vous partez en week-end ou au sport avec votre matériel. Elle fonctionne souvent, mais mieux vaut le vérifier si vous voyagez hors de France. Très utile pour les foyers actifs et les globe-trotteurs, elle aura un intérêt moindre si on est célibataire et sédentaire.
Mobilier et immobilier - 3 points de vigilance
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Dans le détail des clauses
Avec une garantie valeur de reconstruction matériau à l’identique (pierres de taille, ardoises vernissées…), l’assureur règle les réparations d’un sinistre sur la même base. Mais s’il s’agit d’une garantie valeur de reconstruction (matériaux modernes), il rembourse sur la base de ce qui est actuellement utilisé (parpaings, tuiles usinées…). -
Recours à l’expert d’assuré
Vous êtes victime d’un sinistre grave dépassant plusieurs milliers d’euros ? Faites-vous assister d’un expert d’assuré. Mieux vaut recourir à ses services dès la déclaration du sinistre, mais il peut aussi intervenir en cours de route, jusqu’au règlement du dossier. Ce professionnel indépendant connaît les subtilités des contrats, maîtrise le droit des assurances et possède de solides connaissances techniques. Il discutera donc d’égal à égal avec l’expert de la compagnie d’assurances et négociera votre indemnisation. Il fera aussi en sorte que votre affaire ne traîne pas pour toucher rapidement ses honoraires. Ces derniers oscillant entre 5 et 12 % du montant du sinistre, il a intérêt à ce que la somme proposée par votre assureur soit juste. Pour choisir un expert, privilégiez les cabinets adhérents de l’Upemeic ou de la Fedexa : ces deux syndicats vous fourniront une liste d’affiliés respectant un code de déontologie. -
Couverture pour les bailleurs
Si vous mettez un bien en location, votre locataire doit souscrire une multirisque habitation (MRH). En complément, prenez une assurance propriétaire non occupant (PNO). C’est elle qui couvre les dommages immobiliers du logement et ceux que le locataire pourrait causer à un tiers. Selon la nature du sinistre, vous la ferez jouer en complément ou non de la MRH. Vous l’actionnerez, par exemple, si le locataire est responsable d’un dégât des eaux alors qu’il a dénoncé son bail, si le bien est inoccupé entre deux locataires ou si une fuite sur une canalisation privative abîme votre parquet et le plafond des voisins. Les contrats PNO (environ 10 €/mois pour un deux-pièces) offrent une responsabilité civile avec une garantie défense pénale et recours (DPR), ainsi qu’une couverture classique (incendie, dégâts des eaux, catastrophe naturelle…). Certains intègrent une protection contre les vices de construction, utile s’il s’agit de neuf. Enfin, les plus pointus (souvent les plus chers) proposent la garantie perte de loyers en cas de sinistre rendant l’appartement inhabitable. Ils vous donnent aussi accès à une plateforme juridique spécialisée pour répondre à vos questions (résiliation de bail…).
https://www.quechoisir.org/comparateur-assurance-habitation-n44712/
Randonner exige d’être bien chaussé. Avec leur tige basse, les modèles de ce test sont plus destinés à des balades de quelques heures qu’à des treks de plusieurs jours. Vous pourrez aussi partir avec en week-end ou en voyage, car ces chaussures confortables sont parées contre la pluie et équipées d’une semelle antidérapante. Nous avons choisi de confronter des fabricants experts de la montagne et de l’outdoor (Columbia, Meindl, Millet ou Salomon) à des marques incontournables (Decathlon) ou issues de l’univers de la course à pied (Adidas, Hoka One One). Au total, 10 paires de chaussures au banc d’essai.
https://www.quechoisir.org/comment-nous-testons-chaussures-de-randonnee-n15421/
https://www.quechoisir.org/guide-d-achat-chaussures-de-randonnee-n21713/
Pour préserver la planète, vaut-il mieux mettre des rondelles de banane ou des quartiers de pêche dans votre salade de fruits de l’été ? Pour le savoir, Que Choisir s’est penché sur l’empreinte carbone de ces fruits.
Banane
1kg de banane affiche une empreinte carbone de 909 g d’équivalent CO2 (eqCO2)
=> Transport par Bateau, impact limité
Pêche
1 kg de pêche affiche une empreinte carbone de 591 g d’équivalent CO2 (eqCO2)
Ces deux fruits sont donc relativement peu émetteurs de carbone, et dans tous les cas largement moins que la plupart des autres aliments, y compris le blé et le riz. Vous pouvez donc en consommer sans état d’âme climatique, d’autant qu’ils sont tous les deux bénéfiques pour la santé. Néanmoins, leur production peut soulever d’autres problèmes, environnementaux et sociaux (pesticides principalement et conditions de travail)
Pomme
410 g eqCO2/kg de fruit
Attention, ce chiffre moyen cache une fourchette beaucoup plus large en réalité. Une pomme cueillie dans votre jardin (avec un arbre non fertilisé et non traité) peut se targuer d’afficher… 0 g eqCO2 ! Si elle est locale et de saison (été-automne), son empreinte est de 32 g. Une pomme de saison mais importée (principalement d’Espagne ou d’Italie) passe à 80 g. Et si elle est hors saison, importée et conservée en chambre froide, alors le score grimpe à 290 g.
Mangue
11,7 kg eqCO2/kg de fruit, avec un poste « transport » (en avion) qui pèse 98 % du total
Pour faire des économies, acheter son parfum sur Internet est une bonne idée. Mais pas n’importe où. Notre enquête montre que les prix varient considérablement d’un site à l’autre et que certaines fragrances ont beaucoup augmenté en quelques années.
Des sites français bien positionnés
Parmi les sites les plus attractifs, plusieurs sont français et adossés à des parfumeries indépendantes, en Corse pour My-origines.com (ex-Origines-parfums), dans le Sud pour Parfumdo.com, dans le département du Vaucluse pour Parfumerie-en-ligne.com, à Marseille pour Incenza, etc. C’est loin d’être un détail, car cela peut faciliter les recours en cas de litige et surtout, cela garantit que ces distributeurs sont agréés par les marques. Il en est de même pour les grands réseaux de parfumerie, à ceci près que chez eux, les prix sont généralement plus élevés. Des trois principaux, Nocibe est celui qui applique les tarifs les plus raisonnables en ligne, selon notre enquête. Sur la trentaine de références suivies, ses prix sont seulement 9 % plus chers que chez Perfumesclub, contre + 35 % pour Sephora.fr et + 40 % pour Marionnaud.fr.
Les messages frauduleux prétextant un colis trop volumineux pour berner les consommateurs continuent d’envahir les messageries de smartphones. Nouveauté : ces SMS de phishing contiennent les nom et prénom de leurs destinataires
L’arnaque au faux livreur n’a pas disparu et fait toujours plus de victimes. Le temps qui passe ne décourage pas les escrocs, qui affinent leurs techniques et élaborent de nouveaux pièges. Désormais, les SMS frauduleux affichent parfois les nom et prénom du destinataire. Ces éléments supplémentaires renforcent la crédibilité du message, toujours très présent sur nos mobiles. Nulle magie ici : les personnes malveillantes, en réseau à grande échelle, parviennent à se procurer des informations personnelles issues de vols de données revendues sur le Web (piratage de bases de données dans les entreprises ou administrations, phishing…). Plus l’aigrefin en sait sur ses proies, plus il pourra personnaliser ses annonces et augmenter le nombre de ses victimes.
Outre ce ciblage de plus en plus fin, le processus de phishing à l’œuvre ne varie pas. Un soi-disant livreur vous informe par SMS que votre colis, trop volumineux, n’entre pas dans votre boîte aux lettres. Il vous invite à reprogrammer votre livraison ou à sélectionner un point relais via un faux site Mondial Relay fort bien imité (qui renvoie même vers de vrais contenus du transporteur, redoublez de vigilance !). Ce texto mensonger n’a qu’un but : siphonner vos informations personnelles, notamment bancaires. De nombreux témoignages de consommateurs recensés par l’UFC-Que Choisir décrivent un scénario similaire : après avoir été dupés par cette imitation de Mondial Relay, la victime est la cible de l’arnaque au faux conseiller bancaire, les malfaiteurs s’étant procuré tous les renseignements nécessaires.
Les différents procédés à l’œuvre (vol de données, phishing, usurpation d’identité) constituent une chaîne d’arnaques qui paraît sans fin. La meilleure parade reste de ne pas se fier à un message émanant d’un numéro inconnu sans procéder à quelques vérifications au préalable. La plus efficace consiste à contacter directement l’interlocuteur supposé (ici, Mondial Relay).
Smartphones, tablettes, casques audio… De nombreux appareils électroniques sont désormais vendus sans chargeur dans la boîte. Choisir un chargeur efficace sur tous est plus compliqué qu’il n’y paraît, les fabricants n’utilisant pas tous les mêmes protocoles de charge. Nos conseils.
Des chargeurs vraiment universels
En fait, les seuls chargeurs qu’on pourrait aujourd’hui qualifier d’universels sont ceux compatibles avec plusieurs protocoles et technologies de charge rapide : PD 3.0 (Apple), QC 2.0/3.0 (Android), AFC (Samsung), FCP, PPS (Samsung) ; et qui sont capables de délivrer différentes puissances de sortie (15 W, 18 W, 20 W, 25 W, 30 W, 45 W, 65 W). Ceux-là, on les trouve chez des accessoiristes comme Anker, Belkin ou encore Green-e (chez qui ils sont, de surcroît, écoconçus, avec des matériaux recyclés, sans vis, sans colle, etc.). Ils coûtent entre 40 € et 90 €, mais l’investissement est mérité : il s’agit d’acteurs sérieux (a priori pas de chargeurs qui prennent feu !) dont les modèles sont compatibles avec de nombreux appareils électroniques, y compris les ordinateurs portables, qui ne seront pourtant concernés par le chargeur universel qu’à partir d’avril 2026.
Charge sans fil : pratique, mais plus lente
La charge rapide est désormais banale, mais ce n’est pas encore le cas de la charge sans fil. Et pourtant, réduire l’opération à poser son smartphone ou ses écouteurs sur une base, sans avoir à chercher le chargeur ni à démêler le câble, est très pratique. Mais là non plus, tous les chargeurs ne se valent pas. Techniquement, la norme Qi s’est imposée. Mais deux versions de ce standard cohabitent actuellement sur le marché, le Qi et le Qi2.
Un conseil : optez pour un chargeur à la norme Qi2, car les évolutions par rapport au Qi sont majeures. D’abord la puissance atteint 15 W au lieu de 7,5 W, ce qui garantit une charge plus rapide. Elle est aussi nettement plus efficace (les déperditions d’énergie sont moindres, grâce à une fixation magnétique), capable de recharger les smartphones de toutes marques compatibles avec la charge sans fil, et d’ajuster la puissance délivrée aux besoins de chaque modèle (charge adaptative).
Grâce à ses atouts indéniables, le plastique s’est imposé à chaque étape de la fabrication de nos aliments, depuis le traitement des semences jusqu’aux emballages des produits. Alors que l’humanité est confrontée à la pollution environnementale induite par cette matière et à son impact néfaste pour la santé, il est très compliqué de s’en affranchir.
Dès aujourd’hui, une étiquette énergie accompagnera les smartphones et les tablettes tactiles. Semblable à celle déjà en vigueur pour les lave-linge ou les lave-vaisselle, elle renseignera le consommateur sur plusieurs critères, comme la solidité de l’appareil ou la durée de vie de sa batterie. Objectif : encourager les choix responsables pour réduire la consommation énergétique globale.
Ça y est, les smartphones et les tablettes tactiles ont, eux aussi, leur étiquette énergie. Depuis le 20 juin 2025, les modèles vendus en Europe sont tenus d’afficher, comme la plupart des appareils de gros électroménager, de climatisation ou de chauffage, cette fiche de renseignement standardisée. Objectif : éclairer les choix du consommateur pour prolonger la durée de vie des appareils et diminuer la consommation énergétique primaire nécessaire à leur fabrication. « Une étude préparatoire a conclu que les possibilités de réduire la consommation d’énergie des smartphones et des tablettes étaient considérables. Il a également été conclu que la durée de vie des batteries […] pouvait être considérablement améliorée grâce à un système d’étiquetage énergétique », explique la Commission européenne. Voici à quoi ressemble cette étiquette et les critères qui y figurent.
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Marque et modèle
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QR code Il dirige vers la fiche d’information du produit, qui est consignée dans la base de données européenne Eprel (European Product Registry for Energy Labelling). Cette fiche détaille les critères figurant sur l’étiquette énergie, et comporte d’autres informations, comme la capacité de la batterie, la possibilité pour le consommateur de la remplacer lui-même, la puissance du chargeur ou encore la durée de la garantie.
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Classe énergétique Elle est déterminée sur la base de l’indice d’efficacité énergétique (IEE), un ratio qui exprime l’autonomie énergétique d’un appareil par rapport à la capacité de sa batterie.
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Autonomie de la batterie L’appareil est soumis à un scénario de test avec une batterie complètement chargée, qui inclut des appels téléphoniques, de la navigation web, de la lecture de vidéos, des jeux, des transferts de données, entrecoupées de périodes de veille. Ce cycle est répété jusqu’à ce que l’appareil s’éteigne.
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Résistance aux chutes Un smartphone doit résister à plus de 270 chutes, une tablette à 208 chutes. Un smartphone pliable doit résister à 210 chutes s’il est fermé, 45 s’il est ouvert. Pour une tablette pliable, le cap est fixé à 182 ou 20 chutes.
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Réparabilité Elle reflète la réparabilité, calculée à partir de différents critères (documentation, accès aux pièces détachées, etc.). Notez que contrairement au précédent indice de réparabilité, le prix des pièces détachées n’est pas pris en compte.
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Nombre de cycles de la batterie Il s’agit du nombre de cycles que la batterie peut endurer jusqu’à atteindre 80 % de sa capacité initiale.
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Indice IP Il indique la résistance à la pénétration de l’eau et des poussières.
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Numéro du règlement européen de référence
Des informations fiables ?
Tous ces critères sont mesurés ou calculés selon des normes européennes harmonisées, définies par des organismes européens comme le CEN (Comité européen de normalisation), le Cenelec (Comité européen de normalisation électrotechnique) ou l’ETSI (European Telecommunications Standards Institute). Charge aux fabricants de procéder aux tests, en interne ou via des laboratoires accrédités, et de documenter les résultats dans la base de données Eprel.
Peut-on faire confiance à ces tests ? A priori oui, mais les testeurs expérimentés que nous sommes chez Que Choisir expriment quelques réserves. D’abord, l’étiquette énergie est le fruit d’un compromis : elle se construit avec les industriels, les autorités, les laboratoires. L’intérêt commercial n’est jamais bien loin. Ensuite, les tests sont souvent réalisés dans des conditions favorables, et parfois loin des usages réels. Enfin, la documentation des fabricants est déclarative, se pose donc la question des contrôles. En France, c’est la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) qui les encadre et les organise. « Les actions de nos enquêteurs ont à la fois pour objectif de sanctionner les manquements les plus graves, mais aussi d’accompagner les professionnels pour les sensibiliser sur leurs obligations et leur rappeler les règles en vigueur et leur évolution », explique l’autorité. Ainsi, en 2023, la DGCCRF a contrôlé 350 entreprises sur le volet de l’étiquetage énergétique ; la moitié d’entre elles ne respectaient pas les règles. Les fabricants de smartphones et de tablettes feront-ils mieux ?
Des exigences d’écoconception
Cet affichage ne représente qu’une partie des nouvelles obligations des fabricants, auxquels la Commission européenne impose également des mesures d’écoconception de leurs produits. Elles visent à améliorer leur durabilité, réparabilité et efficacité énergétique. Ainsi, entre autres obligations, les appareils doivent résister à 45 chutes sans film de protection et aux rayures. Les batteries doivent, elles, supporter au moins 800 cycles de charge/décharge en conservant au moins 80 % de leur capacité initiale. Les pièces détachées (batterie, caméras, boutons mécaniques, haut-parleurs, etc.) doivent être disponibles pendant 7 ans, en moins de 5 jours les 5 premières années et en moins de 10 jours les 2 années suivantes. Aussi, les fabricants sont tenus de mettre à jour le système d’exploitation pendant 5 ans au moins. Une bonne nouvelle, puisque jusqu’à présent ils avaient tendance à ne maintenir que les modèles les plus haut de gamme.