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October 8, 2026

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« On en voit de moins en moins, et ceux que l’on rencontre sont tout petits » : OctoSee, l’application cannoise pour protéger le poulpe en Méditerranée
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L’association cannoise Anges de Poulpes lance OctoSee, une application qui permettra aux plongeurs, apnéistes et amateurs de snorkeling de signaler les poulpes observés en Méditerranée. Objectif : mieux connaître l’espèce pour mieux la protéger.

Un poulpe croisé sous l’eau ne sera bientôt plus seulement une jolie rencontre.

Il pourra aussi devenir une donnée utile aux scientifiques.

En cette journée mondiale du poulpe, l’association Anges de Poulpes prépare le lancement d’OctoSee, une application de participation citoyenne dédiée à l’observation et à la protection des poulpes.

Le principe est aussi simple qu’efficace : lors d’une sortie en mer, chacun pourra signaler les poulpes rencontrés.

Quelques clics pour faire avancer les connaissances

Où sont-ils les plus nombreux sur notre littoral ? À quelle période les observe-t-on ? Quelle est leur taille ? Quels comportements adoptent-ils ? Quand ont lieu les accouplements, les pontes ou l’apparition des jeunes ?

Autant de questions auxquelles l’application veut contribuer à répondre.

En quelques clics, l’utilisateur pourra enregistrer son observation et renseigner sa localisation GPS, la taille du poulpe, son comportement et ajouter une photographie.

Le poulpe méditerranéen sous pression

Car derrière cette initiative, il y a une inquiétude.

Le poulpe commun, Octopus vulgaris, est présenté par l’association comme une espèce en déclin en Méditerranée. « On en voit de moins en moins et ceux que l’on rencontre sont très petits… »
Réchauffement de la mer, pêche et chasse sous-marine font partie des pressions auxquelles il est soumis. Le changement de température de la Méditerranée pourrait notamment affecter sa reproduction et les premiers stades de sa vie.

Avant de mieux protéger le poulpe, encore faut-il savoir où il vit, comment ses populations évoluent et à quels moments clés de son cycle de vie il est particulièrement présent. C’est précisément le rôle que veut jouer OctoSee.

Pas question de dévoiler les cachettes des poulpes

Une précaution importante a été prévue par les concepteurs.

La carte permettant de visualiser les sites fréquentés par les poulpes ne sera pas accessible au grand public. Seuls l’association et les scientifiques pourront y accéder.

L’objectif est donc de recueillir davantage d’informations sans transformer les observations en carte aux trésors pour ceux qui chercheraient les meilleurs endroits pour capturer des poulpes.

Une technologie déjà expérimentée avec les tortues

Pour développer OctoSee, Anges de Poulpes s’est associée à Nicolas Guillot, développeur français et fondateur de We Spot Turtles ! (https://wespotturtles.org/), une application de science participative consacrée au suivi des tortues marines. « En fait, c’est Nicolas qui est venu à nous pour proposer ses compétences. Nous avons beaucoup de chance, nos adhérents sont de plus en plus nombreux depuis le lancement de l’association. Et parmi nos membres, nous avons autant des sympathisants que des gens qui proposent leurs compétences », s’enthousiasme Marie Muzard.

Une appli attendue d’un jour à l’autre

OctoSee doit être opérationnelle avant fin octobre 2026.

À Cannes, Anges de Poulpes compte aujourd’hui plus de 120 adhérents. L’association continue de mener des actions de sensibilisation auprès du grand public, intervient dans les écoles et participe à différentes manifestations avec la Ville de Cannes et d’autres acteurs du littoral.

Avec OctoSee, l’association veut désormais faire de chaque rencontre sous-marine une petite pièce d’un puzzle beaucoup plus vaste : celui de la connaissance et de la préservation du poulpe en Méditerranée.

https://www.instagram.com/anges_de_poulpes/

astronophilos

Découvert par Article ICI Azur https://www.ici.fr/emissions/ici-ca-marche-sur-la-cote-d-azur/a-nice-anthony-salis-nous-apprend-a-observer-l-univers-depuis-son-balcon-1494425

Pas besoin de partir au bout du monde ni de casser sa tirelire pour avoir la tête dans les étoiles. À Nice, l’astrophysicien Anthony Salsi, alias Astronophilos sur les réseaux sociaux, partage sa passion et ses astuces pour observer l’univers depuis chez soi.

Dans les Alpes-Maritimes, l’astronomie a décidément la cote. Observatoire de la Côte d’Azur, réserves naturelles, AstroValberg… et désormais Anthony Salsi. Niçois et docteur en astrophysique, il tombe amoureux du ciel à seulement 7 ans, lorsqu’il observe Saturne pour la première fois à travers un télescope. « C’était impressionnant à voir », raconte-t-il. Depuis, la curiosité ne l’a jamais quitté.

Après une thèse soutenue en 2019, il continue d’observer le ciel depuis Nice, notamment depuis le quartier Riquier. Il commence alors à publier ses photos de la Lune, des étoiles et des planètes sur les réseaux sociaux. Le succès dépasse rapidement ses attentes : près de 600 000 abonnés sur Instagram et 330 000 sur TikTok suivent aujourd’hui ses contenus sur son compte Astronophilos.

Avec son livre Découvrir l’univers depuis son balcon, Anthony Salsi veut surtout casser une idée reçue : pas besoin d’habiter à la campagne ni de disposer d’un gros budget pour observer le ciel. Depuis un balcon, une terrasse ou un jardin, même en pleine ville, la Lune, Jupiter, Saturne ou encore la galaxie d’Andromède sont accessibles avec du matériel amateur. De quoi rappeler que, pour avoir la tête dans les étoiles, il suffit parfois… de lever les yeux.